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Technologie

Okio Studio en totale immersion

03/03/2015 - par Océane Redon

Fat Cat Films et Canal+ s'associent pour développer un label spécialisé dans la réalité virtuelle en direction des marques. Oceane Redon @ Oceane_Redon

Alors que les marques se saisissent petit à petit des opportunités offertes par les casques de réalité virtuelle (notamment dans l’automobile, à l’instar de Nissan pour Juke), Fat Cat Films (Première Heure) et Canal+ viennent de lancer Okio Studio, pour proposer une offre consacrée à cette innovation. Dirigé par Pierre Zandrowicz et Antoine Cayrol pour Première Heure et Lorenzo Benedetti pour Canal+, ce label veut offrir aux marques une nouveau moyen de toucher leurs cibles.

«Un film classique a des limites, dans la mesure où on peut faire autre chose en même temps. Avec la réalité virtuelle, on ne peut rien faire d’autre. Le principe, c’est l’immersion totale», explique Pierre Zandrowicz. «Cette technique permet aux marques de laisser aux téléspectateurs un souvenir plus qu’un film, car ils auront l’impression d’avoir vécu la scène, d’y avoir participé et pas seulement d’avoir été un spectateur», ajoute Antoine Cayrol.

Précurseur

Cette nouvelle technologie devrait être particulièrement utilisée dans le marché de l’automobile (pour des essais voiture), mais aussi du tourisme (montrer des destinations) ou de l’immobilier (visite en 360 degrés d’un appartement). «Autrement dit, des univers où il faut projeter les clients», résume Lorenzo Benedetti.

Précurseur sur ce terrain dans l’Hexagone, Okio Studio, qui travaille actuellement sur le développement d'un film de science-fiction avec Arte, prépare deux productions publicitaires qui devraient sortir courant avril. Comme le marché des casques de réalité virtuelle n’est pas encore démocratisé, le label proposera surtout des opérations évènementielles.

Mais ces contenus pourront également être visionnés en dehors de ces rendez-vous. «Même sans casque, tout le monde peut regarder ces films car ils sont compatibles avec des tablettes et smartphones. Il suffit de télécharger une application gratuite de lecture de réalité virtuelle, comme Kolor Eyes», déclare Lorenzo Benedetti. Autre solution possible: acheter une Google Cardboard et glisser son téléphone dans ce boîtier en carton, ce qui «permet de recréer un masque de réalité virtuelle à moindre coût», résume Antoine Cayrol.

Marché embryonnaire

Pour autant, les publicités classiques ont encore de beaux jours devant elles. «L’utilisation de la réalité virtuelle reste plus un outil marketing de proximité qu’un instrument pour toucher un large public», reconnaît Lorenzo Benedetti, qui ajoute: «L’autre avantage pour une marque, c’est pour son image. En se lançant dans cette technologie, elle gagne en modernité.»

Ce marché, encore embryonnaire, devrait rapidement se développer. S'il est actuellement occupé seulement par l’Oculus Rift, HTC, Samsung, Sony et Facebook travaillent activement sur leur propre équipement.

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