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Sondages: Comment faire parler les chiffres

02/06/2009

Les périodes électorales font ressurgir avec la régularité d'un métronome les débats sur la validité des sondages, les méthodes des sondeurs mais aussi sur la façon dont les médias interprètent les résultats des enquêtes d'opinion. Les élections européennes du 7 juin ne font pas exception. Président d'OpinionWay et professeur à Sciences Po, HEC et Paris 2, Hugues Cazenave a établi pour Stratégies à l'occasion de ce scrutin «Sept règles d'or à l'usage des journalistes et des communicants pour utiliser les données d'un sondage sans se tromper, ni tromper son audience».
Ce document de référence, un pdf à télécharger, inaugure une nouvelle collection d'outils rédigés par des experts pour les professionnels: Les Docs de Stratégies.


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Vos commentaires

azougou
nous ne pouvons pas repondre a la question car on n'a pas le taux de marge d'erreur


bernado
Belle démonstration de justification ! Mais pourquoi ne parle t-il donc pas de la marge d'erreur que beaucoup de sondeurs taisent et que le public et les politiques ont fini par oublier de prendre en compte.
Pourtant, cette marge d'erreur pourrait suffire à expliquer beaucoup d'incohérences. En effet pour que le sondage soit fiable à 100% il faudrait pouvoir interroger toute la population, ce qui est impossible. On a donc recours à des échantillons qui sont supposés représenter l'ensemble de la population, mais ce qui est aberrant, c'est qu'on ne peut pas extrapoler le résultat d'un échantillon infime à l'ensemble de la population. Le résultat final est donc toujours entaché d'une erreur dite statistique. Tout résultat d'un sondage exprimé en % fait donc l'objet d'une marge d'erreur et devrait donc être systématiquement présenté de la manière suivante : "51 % ( ou - X %) des individus interviewés pensent que …)
En pratique, pour des questions de coûts liés à la taille de l'échantillon, il est assez commun pour les professionnels d'utiliser une intervalle de confiance de 95 %, ce qui signifie que l'on estime, avec 95 % de chances de ne pas se tromper. Ainsi, le résultat d'une enquête par sondage devrait se lire de la manière suivante (ici dans le cas, par exemple, d'un résultat constaté de 35 % et pour une marge d'erreur calculée de 4,5 %) : "avec 95 % de chances de ne pas se tromper, on peut affirmer que 30,5 à 39,5 % (35 % ou - 4,5 %) des individus interviewés pensent que …"
Mais pour reparler de notre exemple cité dans l'article, à savoir la non prévision statistique de l'avènement de Lepen au deuxième tour des présidentiels, il est évident que si le résultat du sondage eut été interprété avec les précautions liées aux marges d'erreur, peut-être n'aurions-nous nous pas été surpris de voir Lepen au deuxième tour ?
Messieurs les journalistes et politiques, que diriez-vous d'un sondage pour un candidat à la présidentielle qui obtiendrait 51% d'opinion favorable : Qu'il va être élu ? ou bien que ce résultat pourrait être aussi bien 48,5% comme de 53,5%. ?


JVacca


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