
11/06/2009 - Troisième volet de notre série avant l'ouverture du Festival international de la publicité. Si certains producteurs boudent Cannes cette année, d'autres restent attachés à cet événement, qu'ils jugent incontournable.
Elles ont longtemps animé les nuits blanches du Festival de Cannes. Des fêtes de la PAC à celles de Première Heure en passant par les très courues soirées Tractor de Partizan, les sociétés de production ont marqué les belles heures du rendez-vous mondial de la publicité. Mais ces réjouissances ostentatoires sont passées de mode. Cette année, les maisons de production, à commencer par les françaises, devraient être plus discrètes sur la Croisette.
Certains producteurs n'hésitent plus à bouder une manifestation qui, selon eux, reste avant tout «une vitrine pour les agences de publicité». Georges Bermann, producteur exécutif chez Partizan, a radicalement révisé sa position sur le sujet: «Cannes est surtout un voyage d'agrément qui, professionnellement, ne sert à rien. Nous vivons une autre époque. Fini le faste! Ce n'est pas de bon ton, compte tenu de la situation économique.» Pour la première fois depuis 1995, Partizan n'organisera donc pas à Cannes la traditionnelle réunion annuelle de ses six bureaux étrangers.
Les Télécréateurs ne seront pas non plus de la partie: «Les films, on les a déjà tous vus sur Internet. Nos contacts, nous les rencontrons régulièrement. Quant au "mercato" des réalisateurs à Cannes, c'est fini depuis bien longtemps – si tant est qu'il ait jamais existé», lance Arno Moria, producteur chez Les Télécréateurs. Même s'il concède que les Lions ont une vraie valeur: «C'est tout de même le championnat du monde de la pub».
Rencontrer ses pairs
Cependant, pour nombre d'autres producteurs, l'intérêt du festival ne se résume pas au seul palmarès. C'est aussi pour eux un lieu privilégié pour rencontrer leurs partenaires étrangers. «Tout le monde étant réuni à Cannes, cela nous évite de faire plusieurs voyages en Europe ou en Asie», assure Helen Gardiner, directrice générale et productrice à l'international de Bandits qui organisera des soirées portes ouvertes dans un appartement cannois, histoire de soigner ses RP.
«À Cannes, nous avons prévu de voir les producteurs exécutifs étrangers avec lesquels nous travaillons, comme l'Espagnol Lift ou l'Américain Smuggler, que nous représentons depuis peu et qui nous présentera ses réalisateurs», explique pour sa part Martin Coulais, responsable production publicité chez Quad.
Sylvaine Mella, productrice chez Stink Paris, fera de même en passant deux jours sur la Croisette pour rencontrer notamment les responsables allemands, britanniques et américains de Stink, mais aussi des producteurs chinois et indiens.
Mais si l'on discute avec ses pairs, on ne signe pas pour autant de nouvelles affaires. «Nous établissons des accords de représentation ou d'exclusivité avec des productions étrangères, mais ne signons quasiment jamais de contrat», raconte Claude Fayolle, producteur associé de Wanda qui, chaque année, invite ses producteurs et réalisateurs pour un déjeuner sur les îles de Lérins.
Le rendez-vous peut aussi avoir du bon, notamment lors d'un appel d'offres. «Nous sommes sur une compétition pour une agence chinoise et nous allons nous rencontrer à Cannes», confie Claude Fayolle.
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Mots-clés :
Festival international de la publicité, Cannes, sociétés de production, 2009
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