
De fait, Publicis a noué des accords avec l'ensemble des opérateurs du marché (Google, Yahoo et, dernier en date, comme pour préparer le terrain, Microsoft…), qu'il a toujours considérés comme des partenaires et non comme des concurrents. En juin dernier, Publicis et le géant du logiciel ont ainsi choisi de travailler ensemble sur la mesure d'audience, la publicité en ligne et la création de contenus.
Autre argument qui peut avoir plaidé pour Publicis: les risques de conflit d'intérêts semblent écartés entre les agences interactives du groupe. Au moins pour l'instant… Maurice Lévy ne cache pas qu'il a pour objectif de conserver les deux enseignes, Digitas et Razorfish, au sein de Vivaki, une structure créée en 2008 pour chapeauter et piloter les activités Internet et achat d'espace du groupe. Elles pourront ainsi continuer à servir leurs clients respectifs tels que les concurrents McDonald's (Duke) et Quick (Digitas) en France ou encore General Motors (Digitas) et Mercedes (Razorfish) aux États-Unis.
Enfin, le groupe, qui a multiplié les acquisitions depuis 2007, s'offrant notamment l'américain Digitas mais aussi le français Business interactif, a aussi l'image d'un bon savoir-faire en matière d'acquisitions. «Des intégrations réussies ont montré notre capacité à offrir des solutions d'avenir viables aux structures numériques», argumente Maurice Lévy, visiblement en affinité avec les enjeux des nouvelles technologies de l'information. Il y a longtemps que l'ex-responsable informatique de Publicis s'est aussi mué en négociateur hors pair.
Réagissez à cet article
Merci de vous identifier afin de pouvoir publier un commentaire :
Identifiez-vous
Mots-clés :
Publicis, Razorfish
Dans l'annuaire des agences et prestataires :
Business , Digitas
Formations :