
Les palmarès internationaux priment de plus en plus des créations «hors cadre» par rapport à l'approche classique de l'affichage. La prise en compte de «l'ambient», selon la terminologie anglo-saxonne, peut-elle être à l'ordre du jour du Grand Prix de l'affichage ?
O.A. Si on veut faire progresser le média affichage, si on veut pouvoir le faire fonctionner de concert avec Internet, notamment mobile, il va forcément falloir considérer à terme la création extérieure au sens large. Certaines campagnes événementielles primées à Cannes, comme «HBO Voyeur» ou «The Zimbabwean», n'entrent dans un aucun format classique. Les afficheurs en sont conscients et souhaitent justement cette année encourager les campagnes innovantes par un prix spécial. C'est une bonne chose. En même temps, le cadre législatif français est extrêmement contraignant pour permettre une création vraiment débridée. C'est un sujet sensible et compliqué car les afficheurs proposent de plus en plus de formats événementiels et innovants, mais ne peuvent pour autant cautionner l'affichage sauvage. A ce propos, j'ai demandé aux agences de nous transmettre leurs travaux les plus originaux pour que nous puissions avoir ce débat avec les afficheurs présents. On ne plus considérer aujourd'hui un simple adhésivage fluo sur une Smart comme un acte créatif en soi.
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