
Justement, comment aborderiez-vous le développement durable dans un sketch ?
A.A. Je le présenterais comme un jeune puceau, moche et stupide. Il est né d'une maman norvégienne qui s'appelle Brundtland, dans une institution inconnue et décatie. Il n'a pas d'acquis, pas de réparti, il se fait traiter d'oxymore et se prend des tomates. Et pourtant, c'est lui le héros de la situation. Le développement durable, c'est un scénario de mal-aimé et de mal-accompagné. C'est un concept rejeté, suspecté, qui n'a pas été enrichi par les intellectuels et les artistes. Pour le défendre, il faut montrer ses faiblesses, arrêter les idéologies et le militantisme. Faire de l'humour, c'est se mettre du côté des faibles.
Les attaques dont il est l'objet aujourd'hui, par exemple de la part d'Elisabeth Badinter, vous font-elles rire ?
A.A. Faire d'une couche lavable un mouvement, c'est drôle. Mais je ris jaune. Les intellectuels laissent les climatologues se faire traiter de guignols sans réagir et même montent au créneau contre l’écologie. C'est inquiétant. On risque de perdre la bataille. Surtout si les écolos réagissent en donneurs de leçon. Le rire, expression du plaisir et de la joie, devient d'autant plus nécessaire.
A quand l'adaptation de votre livre au cinéma ?
A.A. Isabelle Doval et José Garcia, qui tiendra le premier rôle, ont écrit un scénario librement inspiré d'Ecolocash. La sortie est prévue pour la fin de l'année. Ils vont prouver, à leur manière, que comédie peut rimer avec écologie.
Réagissez à cet article
Merci de vous identifier afin de pouvoir publier un commentaire :
Identifiez-vous