
Si Cannes est aussi cher, c'est la faute aux catégories, dont le nombre augmente chaque année. Avec douze catégories en 2010, les organisateurs espèrent attirer toujours plus de candidats et partant, gagner toujours plus d'argent. «C'est là que se situe l'arnaque, estiment Éric Holden et Rémi Noël, directeurs de la création de TBWA Paris. Au final, l'addition est telle qu'on est obligés de tailler dans certains de nos espoirs.»
De son côté, Hugues Cholez, directeur associé de l'agence Arthur Schlovsky, regrette que «les frontières entre les agences médias et les agences de publicité ayant tendance à s'abolir, le jeu des inscriptions est plus compliqué». Éric Holden et Rémi Noël confirment: «On se marche sur les pieds, la compétition est de plus en plus dure.» Anselmo Ramos se montre plus positif: «Plus de catégories, c'est plus de chances de gagner… Cannes, c'est un immense tapis de jeu.» Les paris ont déjà commencé.
Encadré
Des inscriptions en hausse de 7%
Avec 24 242 inscriptions, le 57e Festival international de la publicité enregistre une hausse de 7% par rapport à l'édition 2009, qui avait accusé une baisse de 20% des inscriptions. Plus de 90 pays seront représentés. Les agences françaises ont envoyé 898 travaux, principalement en catégories Presse, Outdoor, Film et Cyber. Globalement, si les catégories traditionnelles sont en recul d'année en année (Outdoor : –15%, Film : –7,5%, Presse : –4,5%), on note une hausse des catégories Promo (+43%), PR (+32%), Cyber (+18%), Média (+17,5%), Design (+14%) ou encore Direct (+5,5%).
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