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Influence marketing

«Coachella, c'est le festival de Cannes des influenceurs»

12/04/2019 - par Cécilia Di Quinzio

L'actualité de la semaine vue par Stéphane Bouillet, président et cofondateur de l'agence Influence4you.

Le Festival de Coachella, qui se déroule en Californie du 12 au 21 avril, est devenu le rendez-vous incontournable des influenceurs du monde entier.
C'est un véritable phénomène de mode. Il s’agit exactement du type d'expérience que les influenceurs aiment vivre, c’est-à-dire un moment fun, plein de rencontres et qui leur permet de voyager. S'ajoute l’attrait évident de la Californie et des célébrités en tête d’affiche (Snoop Dogg, Beyonce…). En fait, Coachella, c'est le festival de Cannes des influenceurs. Au départ, seules les blogueuses très «VIP» étaient invitées. Peu à peu, c’est devenu le lieu inévitable chaque année pour tous les influenceurs, et il n’est plus tellement difficile d’obtenir une place en se rapprochant d’une marque partenaire. Pour les annonceurs, sponsoriser un tel événement se révèle idéal pour créer du lien avec les créateurs de contenus sur le web et toucher un public jeune.

Les eurodéputés ont approuvé mardi 26 mars la réforme européenne du droit d'auteur.
Ce vote est une victoire pour les médias et les artistes mais un revers pour les Gafa et les partisans de la liberté du net. Tout ce qui vise à limiter la liberté d’expression ou de création va à l’encontre de notre métier de marketing d’influence. L’article 13, notamment, risque de restreindre certaines opérations: la critique d’un film, la reprise d’extraits musicaux pour en faire une adaptation originale, ou encore la parodie, deviendront quasi impossibles. A noter que Youtube fait déjà bien son travail. Via «Content ID», la plateforme démonétise certaines vidéos pour attribuer leurs revenus aux ayants-droits, voire en bloque certaines. Cette directive représente des risques juridiques pour les Gafa, et leur réaction massive va au final pénaliser les créateurs...

Selon la dernière étude AdReaction de Kantar, les femmes sont dévalorisées en publicité.
En publicité classique comme en social media, la valorisation des femmes est un sujet brûlant. L’influenceuse Charlie Rano dénonçait le 8 mars dernier les travers des algorithmes de Youtube envers les contenus liés au corps et à la sexualité féminine ainsi que la propension plus grande au harcèlement des femmes sur les réseaux sociaux. Mais globalement, l’influence marketing est un facteur de féminisation. Au niveau des publics touchés, ce domaine de communication est relativement égalitaire entre masculin et féminin. Ici, les jeux de pouvoir sont moindres: pas de plafond de verre pour les influenceuses, chacune peut se lancer et réussir sans «chef» masculin. D'ailleurs, chez Influence4You, 64% des collaborateurs (dont notre DGA) sont des femmes et 52% des influenceurs avec qui nous travaillons sont des femmes.

Guillaume Pannaud, président de TBWA\France, annonçait le 27 mars dernier que le groupe quittait l'Association des Agences Conseil en communication. Laurent Habib, président de l'AACC, lui a répondu lundi 1er avril dans une longue lettre où il défend ses positions.
Je n’ai pas vraiment d’avis sur la décision de Guillaume Pannaud de sortir de l’AACC. Je sais en revanche que nous avons la chance d’avoir la présence en France d’une association comme l’AACC qui aide à valoriser et à protéger nos métiers. Parfois, certains annonceurs tirent un peu trop sur la corde, notamment lors des appels d’offre. La signature de nombreux groupes au Pacte de l’AACC limite les dérives. C’est un réel soutien pour le milieu et un vrai moyen pour dialoguer avec les associations d’annonceurs.

Le patron de Facebook souhaite que les pouvoirs publics dans le monde jouent un «rôle plus actif» en matière de régulation d'internet.
Que les pouvoir publics mettent tout en place pour éviter les fake news, la manipulation, tout en garantissant la liberté d’expression me semble une excellente chose. A condition qu'ils soient orientés «utilisateur» dans l’application des lois. Pour autant, les Gafa doivent avoir des attitudes cohérentes sur la durée pour rendre leur discours crédible… Et on n’est pas crédible quand on réclame plus de régulation des pouvoirs publics mais que dans le même temps on essaie à tout prix d’optimiser ses impôts. On n’est pas crédible sur la transparence des données quand on réduit l’usage de ses API pour les annonceurs ou agences (comme le font Instagram, Facebook ou Youtube).

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