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Young&Rubicam bientôt coté

06/03/1998

L'américain, qui a essuyé des pertes l'an passé, prépare son entrée à la Bourse de New York.

Young&Rubicam, numéro cinq mondial de la publicité, va s'introduire en Bourse. Le groupe basé à New York espère lever au moins 350millions de dollars pour réduire son endettement. Les premiers documents ont été livrés à la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme américain de la Bourse, mais rien n'a filtré sur le prix de l'introduction et sur le nombre d'actions qui seront proposées à Wall Street. Les experts parient sur 20 à 25% du capital de la compagnie. Les cadres maison et la société d'investissement de San Francisco Hellman&Friedman Capital Partners en profiteront pour se décharger de quelques-uns de leurs titres. Ces premiers contacts avec la Bourse ont permis de découvrir les comptes du groupe. Surprise, Young&Rubicam a perdu l'an dernier 23,9millions de dollars (pour des revenus bruts de 1,38milliard de dollars) et 238,3millions de dollars en 1996. Seule l'année 1995 a été légèrement bénéficiaire, avec un résultat de 820000dollars.

Voir derrière les chiffres

Cette piètre performance financière va-t-elle rebuter les fin stratèges de Wall Street? Après tout, note un analyste de l'agence de notation Standard and Poor's, il y a eu par le passé des exemples d'introduction de sociétés déficitaires au présent très brillant. Et de citer Yahoo, le moteur de recherche sur l'Internet ou une petite start-up baptisée Microsoft. Abe Jones, expert d'Admedia Partners, assure qu'il faut lire«entre les lignes».Les pertes de Young&Rubicam en 1996, dit-il, s'expliquent essentiellement par une opération de recapitalisation de 315,4millions de dollars, au moment où Hellman&Friedman Capital Partners apportait 200millions de dollars frais à la structure. Cette perte ne se reproduira pas:«La provision a été passée une fois pour toute»,affirme-t-il, en espérant que la société sera à l'avenir bénéficiaire. Et de vanter la qualité de l'équipe de créatifs et de son réseau. Sans oublier les marques représentées sous sa bannière, un véritable Who's Who des premières entreprises mondiales: Citibank, Philips Morris, Colgate Palmolive, AT&T ou Pepsico... Le groupe fut aussi l'un des premiers à réussir l'intégration de tous les métiers du hors-médias, comme le marketing opérationnel, avec Wunderman Cato Johnson, les relations publiques (Burson Marsteller) ou le design (Landor).«Le média et le hors-médias ne font qu'un. Il est absurde de les opposer»,confiait Peter Georgescu, président du groupe, à notre confrèreAdweek.Un langage propre à rassurer les investisseurs qui sont satisfaits de leur pioche chez les concurrents, Omnicom et Interpublic. Le premier se vend vingt-huit fois ses bénéfices et le second vingt-quatre fois. Mais les marges bénéficiaires du groupe sont, aux dires des experts, de 3 à 4points inférieures à celle des Omnicom, WPP et autres géants. Le groupe devra regarder d'un peu plus près sa productivité pour durer en Bourse.

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