
11/02/2000
Quarante ans, les cheveux coupés en brosse avec quelques pointes grisonnantes, c'est gonflé à bloc qu'André Paradis prend la succession de Gérard Monot au poste de directeur de création de D'Arcy. Un soupçon d'accent québécois pimente la définition de ses nouvelles responsabilités:«On m'avait déjà proposé ce poste mais je préférais avoir les mains dans la farine. Et puis récemment, j'ai senti que je devais prendre de la hauteur pour faire bouger les choses. J'étais mûr.»La proposition de François Blachère, Pdg de D'Arcy depuis un an, est venue au bon moment:«Son enthousiasme et son honnêteté m'ont séduit,poursuit André Paradis.L'entreprise a une grande histoire derrière elle, mais elle a envie de s'encanailler. C'est une situation optimale.»François Blachère confirme:«D'Arcy est une bonne agence, je veux en faire une belle agence. Cela passe par des équipes plus réduites, plus opérationnelles et plus jeunes. André a l'énergie pour servir de catalyseur et développer les clients.»
Un faux débutant
Ennemi de la routine, André Paradis se remet en question tous les dix ans. En 1990, il arrive en France auréolé de deux titres consécutifs de concepteur-rédacteur de l'année au Canada, chez Ogilvy&Mather puis chez Young&Rubicam à Montréal. Il a accumulé les récompenses, dont un Lion d'argent à Cannes pour l'hilarante saga Kentucky Fried Chicken. À Paris, il a travaillé chez Young&Rubicam, chez Australie et AP Lintas, où il était un directeur de création officieux.«J'aime l'idée d'avoir un directeur de création débutant qui a vingt ans de métier», sourit François Blachère.Réagissez à cet article
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