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Entretien

Chris Ingram : Tempus n'est plus seulement une agence médias

15/09/2000

Nouveau positionnement, nouvelle identité visuelle... Chris Ingram, président de Tempus, la maison-mère de l'agence médias CIA, était de passage à Paris, la semaine dernière.

Vous inaugurez un concept d'agence dans le monde. De quoi s'agit-il? Chris Ingram. Le maître mot, c'est «impact». Tout ce que nous faisons n'a qu'un objectif: donner de l'impact aux marques de nos clients. Or, Tempus n'est plus seulement une agence spécialisée dans le conseil et l'achat médias. Nous intervenons en amont, dans la démarche marketing. Il y a seulement un an, le conseil et l'achat médias représentaient 99% de notre business. Ce pourcentage est tombé à 70%. Environ 20% de nos revenus proviennent désormais du conseil en marketing et 10% d'Internet. Ces 30% devraient devenir 50% à moyen terme. Comment réorganisez-vous Tempus? C.I. Autour de quatre grandes divisions: le conseil et l'achat médias avec CIA, troisième agence médias en Europe et neuvième dans le monde; le conseil en marketing avec Added Value; l'e-marketing avec le réseau Outrider; et l'identité de marque avec Brown ID. Pourquoi adoptez-vous ce repositionnement? C.I. Depuis notre création, en 1976 à Londres, nous avons grossi chaque année, sans exception. Avec d'autres, comme Aegis, nous avons inventé un métier. Dans le monde, 300milliards de dollars passent désormais par des spécialistes médias. Notre taille n'est pas négligeable, mais nous ne serons jamais les plus gros sauf à perdre notre indépendance. Surtout, la taille n'est pas tout. Pour croître, nous devons nous concentrer sur la qualité des services offerts à nos clients. Nous voulons constituer une alternative au système classique des agences de publicité. L'agence du futur ne peut pas être contrôlée par des créatifs. Le marketing et les médias priment sur tout. Nous travaillerons avec des agences de publicité, mais pas- sauf exception- pour des agences. J'ajoute que nos clients auront toujours le choix: soit travailler séparément avec chacune de nos entités, soit acheter un service global. Comment fonctionne Added Value? C.I. Added Value délivre un conseil de haut niveau en marketing: aide au lancement de nouvelles marques, repositionnement, etc. Nos interlocuteurs sont généralement les chefs d'entreprise. Qu'est-ce qui vous différencie des autres opérateurs du marché? C.I. À la base, nous sommes un groupe d'entrepreneurs. CIA est cotée en Bourse depuis 1989 et je suis toujours là! Eric de Rugy, qui dirige notre filiale en France, est aussi un entrepreneur. Globalement, notre métier est appelé à devenir très complémentaire de celui des cabinets de consulting. Eux interviennent sur les structures, la logistique des entreprises... Notre mission à nous est de connaître les consommateurs, de construire des marques puis de leur trouver les bonnes stratégies médias en exploitant les nouvelles opportunités telles qu'Internet. La stratégie de votre concurrent Aegis, qui consiste à racheter des sociétés d'études, vous paraît-elle pertinente? C.I. Tout à fait. C'est une démarche logique en ce qui concerne la connaissance des consommateurs. De fait, nous avons déjà repris Ohal, une société d'étude spécialisée dans les modèles économétriques. Avez-vous le sentiment que les grands annonceurs sont prêts à suivre ce discours très qualitatif? Sur les grands appels d'offres en matière de conseil et d'achat médias, l'aspect quantitatif reste primordial... C.I. Vous n'avez pas tort. Nous devons encore développer la dimension pédagogique de notre métier, encourager nos clients à toujours faire preuve d'originalité. Ce n'est pas facile. Regardez ce qui se passe en télévision: il y a de plus en plus de chaînes, mais les chaînes historiques voient leurs tarifs augmenter. Ce n'est pas logique... Notre rôle est de persuader les annonceurs qu'ils ont aussi intérêt à miser sur les nouvelles chaînes. Martin Sorrell, le patron de WPP, s'est, il y a quelques années, invité au capital de votre société. Où en êtes-vous? C.I. Le mieux serait de le lui demander directement! WPP contrôle 17,6% des actions de Tempus PLC. De fait, la part de WPP a baissé suite aux augmentations de capital pour acquisitions auxquelles son groupe n'a pas participé. WPP n'a pas acquis une seule action Tempus depuis plus de quatorze mois.

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