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Entretien

Vincent Leclabart : Australie cherche un partenaire sur mesure

23/11/2001

Dans le cadre de la liquidation des Diversified Agencies Group par sa maison mère Havas Advertising, le groupe Australie va reprendre son indépendance. Pas pour longtemps: son PDG Vincent Leclabart recherche déjà un partenaire pour asseoir le développement de l'enseigne.

Pourquoi être sorti du périmètre d'Havas Advertising et avoir privilégié la solution de l'indépendance ?

Vincent Leclabart.L'indépendance n'est pas une fin en soi, c'est presque un fantasme... On est toujours dépendant de quelque chose ou de quelqu'un. Quand j'ai créé cette agence en 1984, je me suis adossé à Bélier. Après des années de fusions, d'acquisitions, de disparitions, Australie est la seule agence du groupe à ne pas avoir bougé. Il faut dire que, depuis le début, je détiens une minorité de blocage... Ce qui est certain, c'est qu'Australie avait besoin de se développer. Cette problématique a été en partie résolue en 1992, avec la reprise de Robert&Partners. Toujours par souci d'internationalisation, j'ai adhéré à l'idée du réseau Campus, mais nous n'avons jamais décroché un budget international ! Je ne crois plus aux réseaux associatifs. Cependant, un ensemble comme Arnold peut fonctionner. D'ailleurs, si j'y avais occupé la place de Devarrieuxvillaret, je serais resté dans le groupe.

Et fusionner avec Euro RSCG Works, ce n'était pas une bonne solution ?

V.L.Quand, en 2000, Jacques Séguéla a proposé cette idée, j'étais d'accord, mais il y avait trop de divergences entre les personnalités. Nous avons convenu avec Alain de Pouzilhac (que j'ai connu chez DDB en 1973) soit de trouver une solution de croissance rapide, soit de favoriser la sortie d'Australie. À l'époque, j'aurais préféré m'associer avec Bates ou Saatchi, si le groupe en avait fait l'acquisition. C'est très frustrant de ne pas pouvoir postuler à des compétitions internationales ! Le groupe Bongrain nous a quittés fin 1999 parce que nous n'avions pas de réseau. Et Cegetel, en 2000, idem.

Que va-t-il se passer pour Australie dans les semaines à venir ?

V.L.Le groupe reste consolidé dans les comptes d'Havas Advertising jusqu'à la fin de l'année. Je ne dispose pas encore des financements nécessaires au rachat des 51 % détenus par Havas Advertising. Mais je reste confiant : j'ai déjà quelques contacts auprès des banques. Je resterai indépendant jusqu'à ce que je trouve le bon partenaire. Mon idéal : l'opération Callegari Berville Grey. C'est une réussite totale, notamment grâce au mélange de budgets locaux et de comptes internationaux.

Comment vos clients ont-ils réagi ?

V.L.Cela n'en a gêné aucun. Dans l'ensemble, ils ont répondu en substance :« Ce sont vos affaires. »Contrex était même plutôt satisfait que je sorte d'un groupe qui s'occupe de marques concurrentes [Evian est gérée par BETC et Volvic par Devarrieuxvillaret]. En ce qui concerne l'achat d'espace, tous les clients traités par Havas Advertising le resteront.

On vous a déjà mariés à Publicis, Leo Burnett, JWT...

V.L.Il ne faut rien s'interdire ! Je n'ai jamais rencontré Maurice Lévy à ce sujet. J'ai contacté quatre groupes, mais bien avant qu'Australie ne sorte d'Havas Advertising. Depuis, même si cela semble incroyable, je n'ai eu aucune proposition. Il faut dire que nous savons ce que nous voulons. Sur le plan de l'éthique, Australie veut conserver ses valeurs : les hommes ne sont pas des instruments et le profit passe après la qualité du travail fourni. De plus, je veux rester à la tête des opérations et qu'Australie figure dans le futur nom ! Je peux citer des groupes qui me viennent à l'esprit même si, pour des raisons d'hommes déjà en place, beaucoup de ces fusions seraient inopérables: Wieden&Kennedy, Mother en Grande-Bretagne, pourquoi pas Saatchi ou Leagas Delaney, Leo Burnett, D'Arcy, Springer&Jacoby, discuter avec Martin Sorrell... On pourrait même être une deuxième agence pour McCann... Je dois toujours incuber avant d'agir. Le jour où nous trouverons le partenaire idéal, cela ira très vite.

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