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Événementiel

Anaé 2001: la marge brute progresse, pas les profits

07/06/2002

Malgré la crise, le secteur de la communication par l'événement affiche une croissance de 23 % de sa marge brute, selon le bilan annuel de l'Anaé. Mais les profits sont en baisse.

Le marché de la communication événementielle tient la forme. Si, en 2001, la croissance a été un peu freinée par les attentats du 11 septembre et la crise économique générale, la marge brute des agences du secteur a quand même progressé de 23 %, à 247 millions d'euros. Et, par rapport à 1999, la progression est carrément de 85 % ! Ces chiffres sont fournis par l'Association des agences conseils en événements et tourisme d'affaires (Anaé), qui regroupe quatre vingt-deux sociétés. L'évolution du chiffre d'affaires est tout aussi positive : + 29 % en 2001, à 696 millions d'euros (+ 105 % depuis 1999).

20 % des agences font 73 % de l'activité totale

Entre 2000 et 2001, la répartition de l'activité du secteur par type d'opération n'a pas varié. Les salons (5 % du total), l'animation commerciale (5 %) et les soirées (14 %) sont en léger recul, le reste est stable. L'activité voyages a progressé de 80 %, mais cette explosion n'est due qu'à l'intégration des agences de tourisme d'affaires dans les chiffres de l'Anaé.

Dans son étude annuelle, l'Anaé classe ses membres en trois catégories : les petites agences (chiffre d'affaires inférieur à 3 millions d'euros), les agences moyennes (de 3 à 12 millions) et les grandes agences (au-delà de 12 millions). Les petites structures représentent 43 % de la profession mais ne réalisent que 5 % du chiffre d'affaires global, alors que les grandes enseignes, qui ne représentent que 20 % des membres, réalisent 73 % de l'activité totale.

Une tendance à la relance du marché

Si la marge brute des agences de communication événementielle a fortement progressé en 2001, la « ligne du bas », c'est-à-dire le résultat net, a souffert d'une fin d'année mouvementée. Globalement, entre 2000 et 2001, les profits cumulés sont en chute de 34 %, passant de 19,5 à 12,8 millions d'euros. Les grosses et moyennes agences ont subi le plus de pertes ou de reports de contrats, note l'Anaé : 54pertes et 84reports, pour les premières. Aux dires de Patrick Lamoureux, délégué général de l'Anaé, la réalité est sans doute plus sombre :« Seulement 62agences ont répondu,regrette-t-il.Les chiffres sont sûrement plus alarmants. »Mais, selon lui, la tendance est à nouveau à la relance du marché et il estime que si la communication événementielle a souffert des suites du 11 septembre 2001, c'est parce que« les agences étaient parties sur une année positive et qu'elles n'ont pas eu le temps de se rééquilibrer ».En deux ans, le nombre d'emplois dans la profession a augmenté de 80 %.

Les entreprises manifestent un intérêt grandissant pour ce mode de communication, note l'Anaé. Pour continuer à progresser, les agences doivent à présent communiquer sur elles-mêmes, afin que leurs clients et leurs prospects aient une meilleure connaissance du secteur d'activité et des agences qui le composent. Patrick Lamoureux, le délégué général de l'Anaé, constate que peu de clients sont capables de citer plus de trois agences.

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