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La « creative revolution » des sixties, credo de Care

21/06/2002

Pilotée par un publicitaire et un annonceur, cette nouvelle enseigne témoigne qu'en dépit de la crise, l'esprit d'entreprise existe encore dans la publicité.

Qui a dit que la publicité était en crise ? Malgré la morosité ambiante, nombreux sont ceux qui n'ont pas hésité à créer leur agence : Christian Vince et Xavier Real del Sarte avec V, Gabriel Gaultier et Christophe Lichtenstein avec Leg, Maurice Betite avec By, Sei Sekigushi avec Open, Éric Salomon avec La Vie est belle, Serge Uzzan avec Famous, Jean-Jacques Urvoy avec Urvoy Conseil... La liste vient de s'allonger avec une nouvelle enseigne, montée par un annonceur et un publicitaire. Cette toute jeune agence s'appelle Care, un nom qui exprime une vocation internationale mais aussi des valeurs, notamment celle de prendre soin des clients.

Denis Pilato, trente-quatre ans, a travaillé à la SNCF de 1998 à 2001 comme responsable de la communication produits. Vincent Teillet, trente-neuf ans, était dernièrement directeur associé de l'agence BBN.« Notre idée était de revenir aux fondamentaux de la publicité, pour retrouver la fraîcheur et le plaisir,expliquent les deux directeurs associés de Care.Nous nous référons à la " creative revolution " des années soixante sur Madison Avenue à New York, où le métier était ouvert et où les publicitaires venaient d'horizons totalement différents et pouvaient être aussi bien artistes que journalistes. »

Juste milieu...

Contrairement aux V, Leg et autres By, qui sont adossées à de grands groupes, Care s'inscrit dans la lignée des agences indépendantes comme La Vie est belle, Urvoy Conseil ou encore Famous.« Quitte à consacrer 100 % de mon temps à un projet, je préfère en détenir 100 % du capital,explique Serge Uzzan, de Famous.Pour réussir mon pari - créer un label - j'ai un partenaire puissant : le temps. »

C'est aussi dans la durée que s'inscrivent Denis Pilato et Vincent Teillet. Opérationnelle depuis janvier, leur agence compte cinq permanents et un réseau de free-lances, baptisé Le Collectif.« Notre démarche a un côté guérilla,lance Vincent Teillet.Nous estimons qu'il existe un juste milieu entre le hard selling et la mouvanceNo Logo. Il est temps de restaurer la confiance avec le consommateur. »Une stratégie de la différence que défend Éric Salomon, à l'origine de La Vie est belle :« Pour percer sur ce marché, il faut avoir quelque chose de nouveau à dire. Cela paraît élémentaire, mais c'est fondamental. »

...et transversalité

Care se présente comme une agence transversale, du design à la publicité en passant par le hors-médias. Elle travaille d'ores et déjà pour la gamme NoBoys de Pimkie, pour laquelle elle s'occupe de la PLV et de l'animation des magasins en Europe. Elle est également chargée de la publicité presse de la division phytosanitaire de Bayer, ainsi que de la publicité, de la PLV et du multimédia de la marque de climatisation Daikin. Et compte également dans son escarcelle le groupe papetier européen Ahlstrom, dont elle gère le design, l'édition et l'identité visuelle. Care a aussi oeuvré dans le domaine politique, en réalisant la campagne présidentielle de Noël Mamère, ainsi que la campagne des législatives pour les Verts. Deux campagnes que les responsables de l'agence citent comme exemples d'une relation de confiance avec un annonceur. Leur objectif : se positionner fortement sur les secteurs du high-tech et des grandes causes.

Care, qui souhaite devenir rapidement une marque européenne, vise une marge brute de 2 millions d'euros à la fin de l'année et de 4 millions dans trois ans. Ses dirigeants se disent ouverts aux propositions de croissance externe et cherchent un directeur de création sensible à ce qu'ils appellent la « Care attitude ». Reste à savoir si ce type d'initiative fera de nouveaux émules.« Certes, nous ne sommes pas dans le pays de la création d'entreprise. Pourtant ce n'est pas si dur que cela de monter sa boîte ! »,conclut Serge Uzzan.

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