
28/02/2003
La francophobie des Américains sur fond de préparation de guerre en Irak ? Dans les milieux industriels, certains commencent à s'en inquiéter. Mais pas Luc Besnier, PDG de Reflex Group, un groupe de publicité, événementiel et multimédia. Installé à New York depuis juillet dernier pour créer une filiale aux États-Unis, Reflex America, il souligne que« sur les côtes ouest et est, et en particulier à New York, les gens sont plutôt anti-Bush et pro-Européens. Je ne ressens aucune animosité, au contraire. Dans les milieux de la création et de la publicité, quand je dis que je suis français, les portes s'ouvrent. »
La carte des expatriés
Mais la « French Touch » ne fait pas tout. Pour s'introduire, Luc Besnier s'est adjoint les services d'un bon connaisseur des milieux artistiques et marketing new-yorkais, le consultant Michael Claggett. Le publicitaire français joue aussi la carte du réseau des expatriés. Ses enfants sont scolarisés à New York, dans un lycée français où les parents d'élèves sont autant de prospects... À peine a-t-il trouvé un banquier, Hugues de la Rochefoucauld, qu'il en fait son responsable du développement commercial... Et c'est en effectuant son premier vol en Cessna au-dessus de la banlieue de New York que Luc Besnier a ferré son premier client, une marque française de textile... Après la « French Touch », la « French Connection ». Si tout se passe comme le prévoit cet entreprenant publicitaire de trente-sept ans, Reflex America devrait réaliser son premier million de dollars (0,93ME) de chiffre d'affaires à la fin de l'année.
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