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Palmarès

La France enfin consacrée en print à Cannes

20/06/2003

Pour la première fois, une agence française, TBWA\Paris, décroche un Grand Prix print au Festival international de la publicité.

Mardi 17 juin, 12 heures et des poussières, au Palais des festivals, à Cannes. Dans la petite salle de presse nichée en haut du bâtiment, les journalistes présents n'en reviennent pas. De mémoire de festivalier, jamais une conférence de presse n'avait commencé avec plus de cinq minutes de retard ! Dépités, les organisateurs de cette cinquantième édition du Festival international de la publicité doivent repousser d'une heure l'annonce du premier palmarès important de la semaine cannoise, celui du print, catégorie qui comprend la presse et l'affichage.

Campagnes fantômes

C'est que, depuis la veille au soir, beaucoup de choses se sont passées. Les jurés s'étaient quittés sereins, après avoir désigné deux Grands Prix : des annonces presse de l'agence Leo Burnett Lisbonne pour une librairie locale, Ferin, en forme de pages de texte littéraire chutant sur la promesse « Si une page vous fait réfléchir, imaginez pour un livre », et l'affiche « Renaissance » de TBWA\Paris pour Sony PlayStation. Mais, après les vérifications d'usage, les organisateurs ont bien été obligés de constater que le Grand Prix presse n'était qu'une campagne fantôme quasiment jamais publiée. C'était justement la hantise de Roger Hatchuel, président du festival, depuis les polémiques sur les « scam ads » qui ont émaillé les dernières éditions cannoises.

En catastrophe, les jurés revotent donc pour une campagne de l'agence Springer&Jacoby Hambourg en faveur de la boulangerie Dat Backhus (un hamburger où le steak est remplacé par une tranche de pain)... qui se révélera à son tour être une publicité fantôme. Finalement, les jurés s'accorderont sur deux Grands Prix indiscutables : la campagne « Renaissance », mais cette fois pour le Grand Prix presse, et, pour le Grand Prix affichage, trois visuels de l'agence Grey Auckland (Nouvelle-Zélande), qui montrent la dernière vision qu'a un insecte avant de succomber à l'insecticide Kiwicare.

La chronique publicitaire ne retiendra pas ces péripéties. Seule restera la consécration française : pour la première fois depuis la création, en 1992, du palmarès presse et affichage, la France remporte la récompense suprême. Elle peut dire merci au Belge Erik Vervroegen, le directeur de création embauché il y a dix-huit mois par TBWA\Paris. Déjà, l'an passé, son agence avait raflé cinq des six trophées français. Cette année, elle revient avec neuf des treize prix hexagonaux. En plus du Grand Prix presse, son client Sony PlayStation obtient un autre Lion d'or (« Renaissance », en affichage), cinq d'argent (« Le Vétéran », « Bikini » et « Le Pouce » en presse, « Le Vétéran » et « Le Pouce » en affichage) et un Lion de bronze en presse (« Le Supermarché »). TBWA\Paris complète son tableau de chasse avec un Lion d'argent pour la campagne d'affichage sauvage Amnesty International et un Lion de bronze avec les annonces presse « Les Animaux » pour le X-Trail de Nissan.

Pas de Cyber Lions pour les Français

Quatre autres agences françaises décrochent une récompense : Devarrieuxvillaret obtient un Lion d'argent pour les affiches Bocage, BETC Euro RSCG un Lion de bronze pour la campagne antitabac de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (« Les Barils »), Young&Rubicam un Lion de bronze pour « Les Mains » de Land Rover et enfin Saatchi&Saatchi un Lion d'argent pour la campagne presse d'Head&Shoulders, « La Salière ». Une première à Cannes depuis la création de Saatchi&Saatchi France en 1985.

De bonnes nouvelles n'arrivant jamais seules, Alban Penicaut, concepteur rédacteur, et Stéphane Lecoq, directeur artistique, un team de l'agence Saatchi&Saatchi Paris, se sont vu décerner le Premier Prix des jeunes créatifs pour leur visuel sur les jeux Olympiques d'Athènes de 2004, une statue antique avec des gouttes de sueur perlant sur le front. Là encore, depuis la création de ce prix en 1992, aucun Français n'avait décroché cette distinction.

Bref, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes de la publicité française si les réalisations hexagonales dans la compétition des Cyber Lions, distinctions remises le même jour, ne s'étaient montrées aussi décevantes. Les agences françaises rentrent bredouilles. Le film de BDDP&Fils pour laposte.net, seul retenu en short list, n'a pas fait le poids face à des opérations aussi décoiffantes que celles des deux Grands Prix. La première, de l'agence danoise Framfab pour Nike, propose aux internautes de se lancer des défis footballistiques (nikefootball.com/panna). La seconde, réalisée par l'agence suédoise Forsman&Bodenfors pour Volvo, se permet de lancer un modèle du constructeur automobile en renvoyant simplement sur son site, sans jamais montrer la voiture (demo.fb.se/ e/volvoxc90_integrated). Pour le président du jury, Marco Tinelli, PDG de l'agence française FullSix, cette contre-performance s'explique principalement par la frilosité des clients. Allez, messieurs les annonceurs, encore un petit effort...

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