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ENTRETIEN

Mercedes Erra et Stéphane Fouks : « Notre enjeu numéro un est d'attirer des talents dans tous les domaines »

20/06/2003

Huit mois après leur nomination à la tête d'Euro RSCG France en qualité respective de chairman et de CEO, Mercedes Erra, qui reste coprésidente de BETC Euro RSCG, et Stéphane Fouks, président d'Euro RSCG C & O, font un bilan.

Voilà huit mois que vous dirigez Euro RSCG France. Comment fonctionne au quotidien le couple Erra-Fouks ?

Mercedes Erra.Nous nous sommes donné quelques règles, mais aussi beaucoup de liberté. Nous privilégions l'autonomie et l'échange. Être deux doit enrichir, jamais ralentir. Ensemble, nous discutons des enjeux clés. J'ai été formée avec des associés vigoureux et parfois moins tendres que Stéphane ! Avec lui, la relation est rapide, efficace, harmonieuse. Nous avons deux fonctions distinctes. La gestion opérationnelle du groupe au jour le jour, c'est Stéphane. J'ai un rôle plus institutionnel de réflexion sur l'organisation et sur les enjeux de notre métier. Nous croyons à l'importance du caractère opérationnel des patrons dans des métiers tels que le nôtre. Nous nous appelons quasiment tous les jours et nos sujets de discussion sont souvent liés aux problématiques de nos clients.

Stéphane Fouks.Nous avons rassemblé ces principes dans une formule : simplicité, talent et plaisir. Notre premier objectif était de donner de la simplicité à l'offre d'Euro RSCG. La première étape se termine, avec un groupe constitué en trois pôles : la publicité avec BETC, le corporate-finance avec C&O et l'ensemble marketing services rassemblé en une seule unité. Deux éléments s'ajoutent à cette offre : la nouvelle plate-forme de nos agences en régions et l'offre santé avec Euro RSCG Life, déjà constituée.

Quel est l'enjeu principal, à vos yeux ?

M.E.Notre enjeu numéro un est d'attirer des talents dans des domaines multiples, tant stratégiques que créatifs. Élie Ohayon [ex-vice-PDG de Young&Rubicam] a ainsi rejoint Alain Roussel chez BETC. Ils sont en charge de la direction générale de l'agence sous la présidence de Rémi Babinet et de la mienne. Laurent Habib anime C&O. Pascal Allard, les marketing services. Pour conserver ces talents et faciliter le travail en équipe, il faut inventer des formes d'organisation, éviter les structures pyramidales qui font perdre du temps à nos clients. Pour chacun de nos clients, nous avons nommé un patron de marque qui assume la responsabilité stratégique du compte. Ce sont les seniors au plus haut niveau de nos agences qui sont destinés à être les patrons de marque. Ils sont entourés d'équipes d'experts choisis selon les problématiques de nos clients.

Concrètement ?

S.F.Sur BNP Paribas, le patron de marque, c'est moi. Sur la compétition L'Oréal, c'est Mercedes.

Financièrement parlant, les centres de profits restent distincts ?

M.E.Nous mettons au point un système de compte unique. Mais au-delà des barrières financières que nous faisons tomber, l'intégration se fait d'abord par le désir et le plaisir que les équipes ont à travailler ensemble.

Vous évoquiez en septembre dernier votre volonté de créer une direction de développement commune. Qu'en est-il aujourd'hui?

S.F.Elle existe, et c'est Sylvie Geiger qui l'incarne désormais. Ancienne de BETC puis de C&O, elle a le profil idéal pour cette fonction consistant avant tout à développer et à enrichir notre relation avec nos clients.

Et à l'international, quelles sont vos ambitions ?

M.E.Une part importante de notre activité est aujourd'hui internationale. 70 % des clients de BETC sont internationaux. Nous avons accompagné beaucoup de marques françaises à l'international, comme Air France, Evian, Lu, Peugeot. Nos plus récents succès sont des victoires dans des compétitions internationales. Cap Gemini Ernst&Young, Rémy Martin et Piper Heidsieck en sont de beaux exemples. Nous sentons un intérêt de plus en plus grand de la part des compagnies américaines pour une approche mondiale d'origine européenne. Nos enjeux sont de répondre à ces nouveaux challenges.

Au-delà de la gestion du budget Citroën, quel est l'avenir d'Euro RSCG 27 au sein du groupe ?

S.F.C'est une agence qui a été construite pour se consacrer à ce client. Mais elle peut évidemment saisir des opportunités.

Sur la consultation Dim, par exemple ?

S.F.Non, mais elle aurait pu.

Après l'hémorragie des managers de The Sales Machine Group, dont le départ du président Pierre Dappélo, quelle est la stratégie du pôle marketing services d'Euro RSCG ?

S.F.Dans les marketing services, nous étions forts mais dispersés. Notre position sur la question a été arrêtée rapidement. Il nous est apparu évident de regrouper toute notre offre en la matière, toujours dans un souci de simplification. Ainsi, BETC Interactive, qui compte environ vingt-cinq personnes, va intégrer l'offre marketing services présidée par Pascal Allard regroupant désormais The Sales Machine, In Store, Motivforce&CO, Manille, Connectmachine et EuroRSCG Interactive. Cette nouvelle organisation et le nouveau nom du pôle seront bientôt rendus publics.

Vous avez parlé d'une nouvelle plate-forme d'agences régionales. Quelle est la nature de cette offre ?

S.F.Nous avons regroupé les agences du groupe en régions, soit sept entités, au sein de deux plates-formes, Est et Ouest. La direction de la première est située à Lyon et placée sous la responsabilité de Bernard Buono, ancien directeur général d'Australie, qui vient de nous rejoindre, et la seconde, basée à Rennes, est dirigée par Jacques Delanoë, patron d'Euro RSCG&Cie. Ces deux plates-formes constituent l'offre alternative d'Euro RSCG : une agence à service complet présente en régions mais aussi à Paris. Elle travaillera sous une même marque.

Ce type d'offre peut-il être utile sur des compétitions aussi lourdes que celle de Carrefour, pour prendre un exemple d'actualité ?

M.E.Cela peut aider. Tout peut aider.

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