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Lévy/Sorrell : le match continue

20/06/2003

Après Young & Rubicam, les deux publicitaires s'affrontent pour le contrôle de Cordiant. Mardi 17 juin, la partie semblait tourner à l'avantage du Britannique

Maurice Lévy serait-il condamné à toujours trouver Martin Sorrell en travers de sa route ? Il y a deux ans, le patron de Publicis Groupe s'est fait coiffer au poteau par son homologue de WPP pour le rachat de Young&Rubicam. Ce scénario est-il en passe de se reproduire à propos du groupe britannique Cordiant ? Comme cela est déjà arrivé il y a deux ans, le chiffon rouge du conflit de budgets commence à être agité dans la presse...

Dans le dossier Y&R, Ford est censé avoir été favorable à la solution WPP (qui travaille pour le constructeur automobile américain) et hostile à Publicis (qui officie pour son concurrent Renault). Cette fois, l'un des principaux clients de Cordiant, British American Tobacco, qui travaille aussi avec WPP, serait opposé à un rachat par Publicis, dont l'une des agences, Leo Burnett, gère Philip Morris...

Demande de mise en règlement judiciaire

Concernant l'avenir de Cordiant, les deux prédateurs ont des plans différents. Maurice Lévy s'est allié à un fonds d'investissement américain, Cerberus Capital Management, qui détient 25 % de la dette de Cordiant. Les deux partenaires sont parvenus à bloquer une première offre de Martin Sorrell. Et ont traîné Cordiant devant la Haute Cour de Londres pour demander sa mise en règlement judiciaire (les finances du groupe sont au plus mal depuis de nombreux mois) et son démantèlement. Cette solution, selon eux, permettra de dégager le plus de valeur pour les créanciers de Cordiant. Dans le scénario écrit par Maurice Lévy, Publicis empocherait les 25 % de ZenithOptimedia qui lui manquent, Bates (publicité) et 141 (marketing opérationnel). Cerberus, lui, mettrait notamment la main sur Healthworld (santé) et Fitch (design).

Le plan de Martin Sorrell est différent. Face à la perspective de voir Cordiant passer dans le giron de Maurice Lévy, le patron de WPP a relevé son offre juste au-dessus de celle de son concurrent : 246 millions de livres sterling (346,8 millions d'euros), contre 245 millions de livres (345,4 millions d'euros). En acquérant Cordiant, Martin Sorrell espère notamment renforcer son groupe dans la communication et le marketing interactif. D'un point de vue géographique, il compte aussi en profiter pour se développer en Asie et en Europe, où Bates viendrait doper le petit réseau Red Cell.

Maurice Lévy ou Martin Sorrell ? Les arbitres du match sont les créanciers de Cordiant, ainsi que ses actionnaires, dont le principal est Active Value Investors. Mardi 17 juin, en fin d'après-midi, Sir Martin semblait avoir marqué un point : WPP et Cordiant ont indiqué être« en négociations exclusives et avancées ». Leur projet a reçu l'accord de la majorité des créanciers de Cordiant.

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