
26/06/1998 - Hervé Brossard, le patron de DDB France, prend la responsabilité du réseau pour la Belgique, l'Italie, l'Afrique du Nord, le Portugal, l'Espagne et la Turquie. Explications.
L'Europe est désormais divisée en plusieurs régions. Qu'attend-on de vous à la tête de l'Europe du Sud? Hervé Brossard. Je vais continuer à prêcher la bonne parole publicitaire, faire pour les pays sous ma responsabilité ce que j'ai toujours fait pour la France. Mon rôle sera d'expliquer qu'il faut dépasser le stade de la publicité pour s'attaquer réellement à l'édition, aux médias, au corporate, à la distribution. Toutes ces activités n'enlèvent rien au business de la publicité. Des pays comme l'Espagne, l'Italie ou le Portugal ont-ils réellement un retard dans ces métiers? H.B. La communication corporate, par exemple, ne s'est pas partout imposée en tant que telle. Certaines filiales font un petit peu d'édition par-ci par-là, sans l'avoir réellement formalisé. Par ailleurs, la distribution est traitée ponctuellement. Mon objectif consiste à guider ces pays dans la construction d'une communication plus globale, inspirée du modèle français. Comment comptez-vous gérer à la fois DDB France et l'Europe du Sud? H.B. Je compte me consacrer pour un tiers à l'agence, un autre tiers au groupe et le reste à l'Europe. Il est hors de question que je délaisse Paris et la France, bien au contraire. Le modèle que j'ai mis en place va servir d'exemple aux autres pays... Concernant ma disponibilité, je ne me fais pas de soucis. Je suis épaulé en France par de très bons professionnels tels que Jean-Pierre Séguret, Xavier Romatet, Christophe Chenut, Pierre Le Gouvello, Viviane Prat ou Pierre Siquier. Tous, très autonomes, sont très efficaces. Pourquoi l'Europe du Sud et pas celle du Nord? H.B. En Europe, la Grande-Bretagne joue un rôle prépondérant. La culture britannique est beaucoup plus proche de celle des pays scandinaves. Or, DDB a toujours privilégié les cultures plutôt que les structures. En qualité de patron de la France, j'ai plus d'affinités avec la culture de l'Europe du Sud ou tout du moins francophone. La Belgique, dont j'assume la responsabilité, n'est pas vraiment méridionale...
Outre la nomination d'Hervé Brossard à la tête d'une zone Europe du Sud, le réseau DDB a complètement revu son organisation. Ainsi, l'Europe du Nord sera chapeautée par James Best, le chairman de BMP DDB. L'Europe centrale est divisée en deux sous-régions. Lucas Mees, président de DDB Allemagne, récupère l'Autriche et la Suisse. Kip Keesey, président d'une zone «Eastern Central Europe», supervisera parallèlement le budget McDonald's partout en Europe. Christos Papapolyzos, le patron de la filiale grecque, prend également la présidence d'une région Europe de l'Est comprenant notamment les pays Balkans ainsi que les anciens pays du bloc soviétique. David Fearnley conserve la présidence de DDB Moyen-Orient et de l'Afrique. Outre-Atlantique, Ken Kaess, président de DDB USA, aura désormais en charge l'ensemble de l'Amérique du Nord, y compris le Canada. Quant à Darryl Lindberg, anciennement président de DDB Amérique du Sud, il ajoute à ses territoires le Mexique et l'Amérique centrale, rattachés à une zone Amérique latine. -
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