Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Communication événementielle

Leurs petites entreprises ne connaissent pas la crise

06/11/2003

Malgré la conjoncture, les enseignes de l'événementiel réalisent un nombre croissant d'opérations, à en croire la dernière étude de l'Anaé. Mais elles restent sous pression.

Quand les affaires vont mal, s'occuper des clients et des salariés en les stimulant par un voyage ou une convention est toujours profitable. »C'est en ces termes que Pierre Lusinchi, le président de l'Association nationale des agences d'événements et de tourisme d'affaires (Anaé), définit l'intérêt grandissant des entreprises pour la communication par l'événement. Cela expliquerait la bonne résistance à la crise des agences du secteur. L'étude annuelle de l'Anaé, menée auprès de ses quatre-vingt un membres, vient étayer ses propos. Publiée la semaine dernière, elle révèle une bonne forme du marché : le chiffre d'affaires 2002 des agences adhérentes, établi à 603 millions d'euros, augmente de 6 %. Idem pour la marge brute (175 millions d'euros), qui progresse de 4 %. Ainsi, malgré un contexte économique morose marqué par une série d'événements néfastes (attentats aux États-Unis, au Maroc et à Bali, guerre en Irak, épidémie de sras, etc.), le nombre d'opérations réalisées par les agences a crû de 20 % en 2002.

De grandes disparités

À titre indicatif, une grosse structure affichant un chiffre d'affaires de plus de 12 millions d'euros - elles sont une dizaine au sein de l'Anaé - réalise en moyenne 269 opérations par an, soit plus de cinq par semaine. Les moyennes structures, qui forment le gros du marché (36 agences) avec des chiffres d'affaires compris entre 3 et 12 millions d'euros, en réalisent 60, soit plus d'une par semaine. Un chiffre porté à 30 (plus de deux par mois) pour les petites structures (34 agences), celles qui affichent moins de 3 millions d'euros de chiffre d'affaires. L'étude précise également la nature de ces opérations. Les conventions et les réunions se taillent toujours la part du lion (43 %), suivies par les voyages (23 %), les soirées (13 %), les événements grand public (10 %), les animations commerciales (6 %) et les salons (5 %). Dans l'ensemble, avec 55 % des opérations, l'interne l'emporte sur l'externe.

Bien sûr, cette vision globale cache les grandes disparités qui caractérisent ce marché. Certaines agences se sont spécialisées dans les événements grand public, comme WM Événements. D'autres n'ont pas passé l'année comme WXP, créée par William Perkins, qui a déposé son bilan avant l'été. Certaines mettent en avant le conseil, abordent le marketing opérationnel et la publicité, comme Pro Deo et Le Public Système, quand d'autres sont plus axées sur la logistique, la production et le voyage. Les commentaires des agences, en marge des chiffres, laissent par ailleurs transparaître le malaise d'un secteur sous pression. Les sondés évoquent des clients indécis, le difficile recouvrement des créances, la pression des services achats, des compétitions acharnées réunissant trop d'agences et, de surcroît, non rémunérées. Pour la première fois, l'étude évalue le coût d'un appel d'offres. Hors temps passé, il va de 27 000 euros pour les petites agences à 60 000 euros pour les plus grandes. Les agences comptent sur l'Anaé pour organiser un marché « trop irrationnel » et donner du lustre à leur secteur.

Valorisation du conseil

Parmi les chantiers en cours, l'association projette de lancer une sorte de vade-mecum de l'événement.« Nous devons expliquer ce qu'est une agence, ses modes de fonctionnement, notamment aux services achats qui se méfient de nous »,explique Pierre Lusinchi. Un travail qui doit, en parallèle, s'accompagner d'une plus grande transparence dans les systèmes de facturation. D'autant que le conseil gagne du terrain.« La valorisation de la part du conseil et des honoraires émerge au détriment des marges de production,note l'étude.Une plus grande transparence dans les budgets donnerait au conseil sa juste place. »

L'Anaé, qui prépare aussi une campagne de communication, souhaite, enfin, doter la profession d'outils permettant de juger de l'efficacité des opérations. Peu d'études sont réalisées de manière systématique. Car celles qui le sont dépassent rarement les simples appréciations des participants sur l'accueil et l'organisation.

Envoyer par mail un article

Leurs petites entreprises ne connaissent pas la crise

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.