Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Publicité

Tim Delaney s'accroche à la France

12/02/2004

En dépit de sa malheureuse expérience avec Leagas Delaney Paris Centre, le patron du groupe britannique espère rapidement retenter l'aventure en France.

Après la fermeture de son agence parisienne le 13 janvier dernier, Tim Delaney se décide enfin à sortir de son silence. Son principal objectif aujourd'hui ? Sauver en France ce qui peut encore l'être : sa marque. Les déboires de Leagas Delaney Paris Centre qui, après moins de six ans d'existence, a dû mettre les clefs sous la porte en licenciant quarante personnes, a laissé des traces. D'autant que les démêlés entre le patron du groupe britannique et Pascal Grégoire, président de l'enseigne parisienne jusqu'en novembre dernier, n'ont fait qu'envenimer la situation. Suite notamment au départ de son client Ikea chez CLM/BBDO, dont Pascal Grégoire assure désormais la présidence, Tim Delaney a annoncé en effet engager une procédure pour concurrence déloyale à l'encontre de son ancien « associé ». Ce dernier, qui estime avoir fait plus que de coutume en pareille situation pour assurer sa succession, parle de« carence de l'actionnaire majoritaire »et se pose en« bouc émissaire ».

Bataille d'ego

Ce à quoi Tim Delaney rétorque :« Nous étions certes les actionnaires. Mais la gestion était assurée en toute autonomie, comme nous avons l'habitude de le faire dans le réseau, par le gérant, en l'occurrence Pascal Grégoire. Nous l'avons laissé construire l'agence. L'équipe comprenait quarante personnes, alors que la moitié aurait suffi compte tenu du nombre de clients. Pascal Grégoire s'était donné des objectifs trop ambitieux. C'est un bon créatif mais sûrement pas un gestionnaire. »

En attendant d'éventuelles suites judiciaires à ce face-à-face, que certains observateurs proches du dossier résument à une bataille d'ego livrée au détriment des clients et des salariés, Tim Delaney tente de restaurer l'image de son groupe. Et il a fort à faire. Présent à Londres, Hambourg et Rome (San Francisco a fermé ses portes l'an passé), le groupe Leagas Delaney, qui emploie cent vingt personnes et assure réaliser 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, n'a toujours pas réussi à rebondir depuis la perte du budget Adidas en 2001.

Or, en dépit des sommes investies en pure perte sur le marché français (sans compter les 500 000 euros du plan de licenciement des salariés de Paris), le groupe compte bien revenir en France.« J'espère dès cette année »,ajoute Tim Delaney, qui déclare être toujours en discussion avec Enjoy Scher Lafarge.« Nous n'excluons aucune possibilité, que ce soit avec eux ou avec d'autres. Je compte rapidement reprendre des contacts sur Paris. »Engagées depuis mai 2003, les discussions avec Enjoy sont au point mort... en attendant que le jeu se calme. Une reprise de la marque, sans prise de participation significative, ne serait pas exclue. Quoi qu'il en soit, Tim Delaney planche déjà sur une autre ouverture« à Milan dans les six prochains mois »,assure le patron britannique qui, en dépit des rumeurs sur la fragilité financière de son groupe, reste résolument attaché à son indépendance et ne chercherait pour l'instant aucun partenaire.

Envoyer par mail un article

Tim Delaney s'accroche à la France

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.