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Pierre Marcus, le fils de pub Ultrabrite

20/01/2005

Ce ténor de la production publicitaire française prend la présidence de WAM, la société de production du groupe Publicis.

On lui doit des moments hollywoodiens pour des marques vendues en hypermarché. Cléopâtre dans un océan de lait (pour les savons Cleopatra), la rose rouge entre les dents d'un plongeur (pour le dentifrice Colgate Ultrabrite), c'était lui. À la présidence de Wam, la société de production du groupe Publicis, où vient de l'appeler Christophe Lambert, président de Publicis Conseil, Pierre Marcus, après des années passées auprès de ce dernier chez CLM/BBDO, devrait pouvoir donner à nouveau dans le spectaculaire. Dans la démesure ? Il n'en a cure.« La méthode pour réussir un bon film, c'est d'avoir du temps et de l'argent »,confie-t-il avec un sourire éclatant. Le secret de ce publicitaire au look soigné autant que son bronzage ?« De l'enthousiasme ! Donner confiance, c'est créer les conditions d'une bonne coopération. »

« En tournage, c'est un vrai GO,raconte Bernard Naville, directeur de la création de McCann Paris, qui a travaillé avec lui chez CLM/BBDO.Nous étions toujours dans des hôtels très confortables. Il faisait tout pour que tout le monde soit content. Nous travaillions avec de grands réalisateurs américains, Peter Smiley, Tarsem Singh... C'était le rêve. »Un défaut, quand même ?« Il agit parfois comme un enfant gâté. Humainement c'est insupportable, mais professionnellement, c'est génial. »

Fils à papa

Sur le papier, il le reconnaît lui-même, Pierre Marcus, aujourd'hui âgé de cinquante-deux ans, n'a pas vraiment ramé pour arriver. À vrai dire, cela n'a pas d'importance. Il assume tout. Sa naissance à Neuilly-sur-Seine, ses études« médiocres », à Janson-de-Sailly, puis à l'école des Roches, l'une des plus chères de France. Son profil de fils à papa, d'assidu du Drugstore Publicis. Les riches ne se refont pas.

À l'âge où les gosses jouent encore aux billes, Pierre Marcus rêvait déjà de travailler dans la publicité. C'était dans les années cinquante. La télévision commençait timidement à percer dans les foyers. La publicité, elle, ne devait y accéder qu'en 1968. L'environnement était plus que favorable. Son père, Claude Marcus, neveu de Marcel Bleustein-Blanchet, faisait partie de l'équipe fondatrice de Publicis. Ce qui valut au fiston son premier salaire, à quatre ans, pour sa prestation dans le spot radio d'un pétrolier. La petite voix qui disait« Moi, c'est Shell que j'aime »,c'était la sienne. Suivront les stages d'été avenue des Champs-Élysées, histoire de passer à la pratique. La fête ne fait que commencer.

En 1973, Pierre Marcus rejoint Télé 2000, la société de production fondée par Michel Taittinger et Guy Job. À vingt et un ans, il y crée le département publicitaire, dont il double rapidement le chiffre d'affaires.« Je connaissais déjà beaucoup de monde dans cet univers »,avoue-t-il humblement. La télévision commence surtout à devenir une grosse dévoreuse de spots. Durant vingt-cinq ans chez Télé 2000, Pierre Marcus en produira mille deux cents.« Il a ce talent de faire aimer la publicité au public,remarque Georges Bermann, patron de la société de production Partizan Midi Minuit.Il sait distraire et valoriser. »

Mais la gloire n'arrive vraiment qu'après 1998, quand Pierre Marcus rejoint la très créative agence CLM/BBDO où Christophe Lambert, qui lui confie le service télévision, vient de décrocher le budget international de Pepsi. À peine arrivé, il remporte un Lion d'argent à Cannes. En sept ans, l'agence en décrochera dix, dont deux en or et trois en argent. Au passage, Pierre Marcus révolutionne le métier. Il contacte directement les réalisateurs étrangers, sans passer par les filiales françaises de leurs maisons de production. Ses méthodes ne plaisent pas toujours, mais son sens aigu du travail bien fait emporte les suffrages, notamment en postproduction.« Il a un très bon sens du montage,souligne Anne de Maupeou, directrice de la création de CLM/BBDO.Il envisage toujours plusieurs options, ce qui est rare. »

Une telle réussite ne devait donc rien au hasard.« Sa force de conviction m'impressionne »,confie France Monnet, son adjointe qui le remplace désormais chez CLM. Il lui en faudra pour faire rayonner la production de Publicis aussi loin que le souhaitent ses nouveaux employeurs...

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