Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Marc Drillech reprend des études

24/11/2005

Le publicitaire quitte Publicis Dialog pour rejoindre le groupe d'éducation Ionis en qualité de directeur général en charge du marketing, de la communication et des médias.

Quinze ans chez Publicis, vingt-cinq dans la publicité, vous en aviez assez ?

Marc Drillech. J'arrivais à la fin d'un cycle. Je ne pars ni par haine ni par opposition. Je voulais passer à autre chose. J'ai donné ce que j'avais à donner et c'était formidable. Mais, à cinquante ans, on se pose des questions, on cherche une autre vie professionnelle. Je n'avais plus envie que ce soit dans la pub, à faire ou refaire ce que j'avais déjà fait. Les gens comprennent d'ailleurs très bien. Avant, on était dans la pub pour la vie. Ces dernières années, on a vu certains publicitaires aller chez l'annonceur. Il y a une vie après la pub ! Et ce n'est pas parce que l'on aborde cette deuxième vie que la première n'était pas bien.

En quinze ans, qu'est-ce qui a le plus changé dans votre métier ?

M.D. J'ai rejoint un groupe qui, à l'époque, réalisait l'essentiel de son activité en France. Il est devenu le quatrième mondial. Ce n'est pas rien ! Ça a aussi changé pour moi. Quand j'ai démarré, j'étais plus jeune, dans une relation plus fraîche avec les annonceurs. J'ai pris de la bouteille, je fais un peu moins de campagnes et un peu plus de gestion. Je passais 100 % de mon temps avec les clients, beaucoup moins aujourd'hui. Les conditions d'exercice du métier sont devenues difficiles : la publicité a besoin de se réinventer. Il y a quinze ans, notre métier était de sortir des campagnes et les clients nous rémunéraient bien. Il y avait un rapport de confiance, et une pression sur les coûts qui n'a rien à voir avec celle d'aujourd'hui. Je me suis passionné chez Publicis Dialog. C'est formidable de régler le problème d'un client. Je lisais encore, il y a quelques jours, un titre de L'Écho touristique qui disait : « Jet Tours rafle la mise ». Il y a cinq ans, quand nous avons commencé à travailler pour cette marque, elle était en piteux état. Le fond du métier reste passionnant. Je vais d'ailleurs continuer à l'exercer.

Comment Maurice Lévy et Christophe Lambert ont-ils accueilli votre départ ?

M.D. Pas avec gaieté ! Mais ils ont compris que je voulais donner un autre sens à ma vie professionnelle, et non rejoindre une autre agence. Je quitte Publicis comme je quitterais ma famille. Nous avons plutôt aligné des réussites que des échecs.

Comment avez-vous connu Marc Sellam, président et fondateur du groupe Ionis ?

M.D. C'est un client que j'ai gagné et avec qui j'ai tissé des relations pendant cinq ans. J'ai offert beaucoup plus à cet annonceur que ce que j'aurais dû. J'adore cet univers de l'éducation. J'ai donné des cours, j'ai écrit des livres... Et, petit à petit, j'ai trouvé moins bizarre l'idée de rejoindre Ionis. Je ne vais pas dans un univers déconnecté de la réalité.

Les questions d'éducation sont au coeur des problèmes des banlieues. Est-ce qu'un groupe d'éducation privé, motivé par le profit, peut jouer un rôle dans ce débat ?

M.D. Ce n'est pas parce qu'on est motivé par le profit qu'on ne crée pas d'emplois ! Inculquer l'esprit d'entreprise à des jeunes est aussi un moyen efficace de les aider à trouver du travail. Ce qui m'intéresse, c'est de créer de la valeur, de forger leur personnalité, pas seulement de leur apprendre tel ou tel cours.

Vous approuvez Sciences Po, qui facilite l'accès de son école aux jeunes des banlieues ?

M.D. Si on en parle autant, c'est que ce n'est pas suffisant. Quelques étudiants par ci ou par là, ce n'est pas très représentatif de ceux qui devraient être dans ces écoles.

Les écoles ne sont pas en pointe en matière de communication...

M.D. Trop de mots, des visuels banals, des campagnes qui ne veulent rien dire... Il suffit d'acheter le magazine L'Étudiant pour se rendre compte que peu d'écoles ont une communication qui va au-delà de messages convenus. Le niveau est médiocre. C'est aussi pour cela que ça m'intéresse. En même temps, c'est un secteur où l'on copie très vite ce que fait le voisin. Je ne vais donc pas vous dévoiler mes projets...

Communiquerez-vous autour du groupe Ionis ou de ses écoles ?

M.D. Les deux. Un groupe qui compte 15 000 élèves et 50 0000 anciens élèves, ce n'est pas rien. On fera des messages corporate. Il y a de quoi faire.

Continuerez-vous à travailler avec Publics Dialog ?

M.D. Bien sûr. Je vais enfin devenir client. Et pourquoi pas un jour président de l'Union des annonceurs !

Envoyer par mail un article

Marc Drillech reprend des études

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.

Plus d’informations sur les agences avec les Guides Stratégies