
09/02/2006 - La première étude nationale sur le marché de la communication événementielle dévoile une activité au poids économique et salarial non négligeable. Reste à la profession à mieux s'organiser.
C'est une première pour le marché du conseil en communication événementielle : une étude nationale définit le profil des acteurs du secteur. Certes, l'Association des agences-conseils en événement (Anaé) diffuse chaque année son étude annuelle. Mais celle-ci porte essentiellement sur ses 68 agences membres. Cette fois, l'Anaé, en partenariat avec Bedouk, société spécialisée en tourisme d'affaires, réunions et événements professionnels, a poussé son champ d'investigation à l'ensemble du territoire français. Ce sont donc 685 agences qui ont été interrogées entre novembre 2005 et janvier 2006, sur une base de données initiale de 2 818 entreprises. Des sondés sélectionnés selon plusieurs critères, comme leur capacité à livrer des opérations clefs en main à leurs clients, en intervenant, à la fois, sur la conception et la mise en oeuvre d'un événement.
L'étude est importante à plus d'un titre. « Elle montre que ce métier a un poids économique et salarial non négligeable [lire l'encadré], ce qui est un préalable indispensable pour se structurer, s'organiser et être entendu par les pouvoirs publics », explique Vincent Dumont, directeur général de l'agence Shaikana et responsable de la communication externe de l'Anaé.
Vers plus de lisibilité
La profession, qui prépare un guide de référence sur les bonnes pratiques du métier, en partenariat avec l'Union des annonceurs, a plusieurs chantiers sur le feu. À commencer par celui de la rémunération. « La profession souhaite promouvoir la " journée-homme ", pratique que l'on retrouve chez les avocats et les experts-comptables, qui consiste à facturer le travail effectif des salariés selon leur profil, explique Vincent Dumont. L'étude montre que ce type de rémunération est déjà utilisé par 40 % des agences. Ce qui est plutôt une agréable surprise. » L'étude met aussi en lumière la nécessité d'harmoniser les pratiques de la profession. Plus de trente codes APE (activité principale exercée) définissant le secteur d'activité ont été identifiés, d'agence de voyages à organisateur de foires et de salon en passant par agence-conseil en publicité. « Il serait utile d'avoir un code unique pour les agences en communication événementielle, commente Vincent Dumont. Il donnerait à notre profession un même cadre juridique et réglementaire et par là même plus de lisibilité. »
Encore faudrait-il que la profession s'entende sur sa propre représentation. Deux associations coexistent : d'un côté, l'Anaé, qui s'est rapprochée des agences spécialisées en tourisme d'affaires, et de l'autre l'AACC, qui a approuvé en juin 2005 la création d'une nouvelle délégation des agences- conseils en communication événementielle... « Cette scission est regrettable car nous avons les mêmes dossiers à défendre, commente Vincent Dumont. À terme, tous les travaux devront être menés de concert. »
www.anae.org
www.bedouk.fr
1,94 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2004.
6 750. Nombre d'employés permanents. Une agence emploie en moyenne 100 intermittents ou vacataires pour 10 salariés.
685. Nombre d'agences-conseils.
53. Nombre d'opérations qui sont organisées en moyenne chaque année par les agences.
80 % des agences réalisent plus de 75 % de leur chiffre d'affaires avec des entreprises ou des collectivités françaises.
66 % de salariés permanents sont des femmes.
60 % des agences envisagent de diversifier leur activité.
16 % des agences appartiennent à un groupe ou un réseau.
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