
23/02/2006 - L'agence de publicité a mis en place une nouvelle organisation. L'occasion de se refaire une jeunesse.
Un vent nouveau souffle sur Ogilvy&Mather. Dans la foulée de la nomination de Daniel Sicouri à la présidence du groupe Ogilvy en France et en Europe, et de Natalie Rastoin à la direction générale du groupe dans l'Hexagone, une nouvelle équipe a été mise en place à la tête de l'agence de publicité : Bernard Bureau a été promu président, Benoît de Fleurian et Shiv Sethuraman directeurs généraux. Pas si nouvelle, en fait : le premier, chez Ogilvy depuis trente ans, était vice-président et directeur de la création, le deuxième y travaille depuis 1987, le troisième a « tourné » dans le réseau avant de rejoindre l'agence il y a quelques années.
Pourtant, neuf mois après l'annonce de cette réorganisation, quelque chose a bel et bien changé chez Ogilvy. Bernard Bureau ne cache pas son plaisir. Entre lui et ses deux compères, que ce presque sexagénaire compare volontiers à de « turbulents gamins », s'est instaurée une complicité qui permet de délier les process, parfois alourdis par la taille de la grosse machine qu'est Ogilvy. Deuxième contributrice aux profits du réseau derrière New York, l'agence parisienne emploie 250 personnes.
Réamorcer la pompe créative
La collégialité va être renforcée avec l'installation d'un comité exécutif d'une quinzaine de managers. L'objectif de Bernard Bureau, qui souhaite cultiver une plus grande proximité entre la création et le planning, est de retrouver « souplesse », « fraîcheur » et « rapidité d'exécution », carburant pompé par la digestion, ces dernières années, de budgets internationaux (IBM, Nestlé, Kraft, Mattel, Motorola). Si tout va bien, le résultat devrait se lire dans les palmarès créatifs, dont Bernard Bureau fut naguère un habitué.
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