Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Les leaders d'opinion se méfient des journalistes

12/10/2006 - par Alexandra Montaldier

Un décideur sur quatre a une image plutôt négative des médias, selon une étude d'Information Presse & Communication.

Un mal nécessaire, voilà ce que seraient les médias aux yeux des leaders d'opinion. C'est ce qui ressort d'une récente étude sur « Les enjeux de la communication et des relations presse décryptées par les top leaders », réalisée par Opinionway (lire l'encadré) pour le 50e anniversaire de l'association Information Presse&Communication (IPC). Qu'ils soient dirigeants politiques ou de grandes entreprises, analystes financiers, responsables associatifs ou patrons de presse, tous s'accordent à dire que les relations presse sont indispensables. Mais un quart d'entre eux reconnaissent en avoir une image plutôt négative. Ils craignent, semble-t-il, de ne pouvoir maîtriser leur message.

Un champ d'intervention élargi

Les décideurs préfèrent en effet, et de loin, le tête-à-tête avec un journaliste à la traditionnelle conférence de presse. Un signe de méfiance, voire de repli, indique l'étude. S'ils avaient le choix, 85 % des leaders d'opinion préféreraient... ne pas communiquer du tout. Les raisons avancées tiendraient à la confidentialité de leurs propos, à sa trop grande sensibilité ou encore à l'absence d'éléments positifs sur lesquels discourir.

Bien que le « off » soit jugé indispensable par plus de la moitié des personnes interrogées dans le cadre d'une communication de crise, il doit plus que jamais être pris avec des pincettes. « Il y a le " off " qui peut faire de gros dégâts. Ce sont souvent les deux ou trois petites phrases lâchées comme ça à la fin d'une entrevue qu'il aurait mieux valu éviter », déclare Anne Shapiro-Niel, présidente d'IPC et responsable de la communication au sein de la maison d'édition Marabout (Hachette Livres).

Bref, s'adresser à des journalistes ne s'improvise pas. Il s'agit de maîtriser son discours sans frustrer ses interlocuteurs. Le champ d'intervention des décideurs s'est considérablement élargi, « d'où la nécessité pour les agences de les préparer au mieux », estime Frédérique Allard, directrice de l'agence Asturial et membre d'IPC. « J'essaie de leur faire aborder le journaliste comme un consommateur d'information, un client dont on doit respecter les besoins », indique pour sa part Vincent Bocart, directeur de la communication de Barclays Bank, également membre d'IPC.

Autre moyen pour parer à l'urgence du scoop qui tiraille les journalistes et fait peur aux leaders, le choix d'une communication ciblée en sélectionnant un média en fonction de son coeur de cible. « Le but est de transmettre une information " maturée " et adaptée au public auquel elle s'adresse », explique Anne Shapiro-Niel. Mais rien de tel qu'un plan média par trop formaté pour agacer la communauté journalistique...

Envoyer par mail un article

Les leaders d'opinion se méfient des journalistes

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.