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FFL se rêve en BBH

19/10/2006 - par Alain Delcayre

Avec leur projet d'agence FFL, Christophe Lambert, Frédéric Raillard et Farid Mokart veulent tenter leur chance dans la course aux « hubs » créatifs internationaux.

Des mercenaires », « Une image déplorable du métier », « Une attitude irresponsable »... L'annonce, le 9 octobre, des départs de Christophe Lambert, Frédéric Raillard et Farid Mokart (lire Stratégies n°1429) a déclenché un tir nourri de critiques, mais aussi une avalanche de coups de fil... intéressés. Car FFL, le projet d'agence des trois dirigeants démissionnaires de Publicis Conseil et de Marcel qui doit voir le jour début 2007 avec le soutien du groupe Bolloré, fait saliver le microcosme publicitaire. Ce style d'initiative à la hussarde n'est pas une nouveauté sur un marché à l'histoire est pleine de ce genre de « trahisons ». Cela n'est pas près de s'arrêter : de plus en plus de pointures souhaitent s'émanciper de la lourdeur des grands groupes, et le modèle de l'agence de publicité traditionnelle est en pleine mutation.

Profil international

En France, après M&C Saatchi GAD, La Chose ou, dans un autre ­registre, Né Kid France (filiale de Naked), FFL déclare à son tour s'inscrire dans la lignée de ces « hubs » créatifs à vocation internationale tels ­Mother, BBH, 180 ou Wieden&Kennedy. « Le talent n'est pas dans les réseaux mais dans les agences. Les annonceurs sont les premiers à le reconnaître. Certains n'hésitent pas à franchir le pas tels Nike, Adidas, Apple, Coca-Cola, Unilever ou Honda », assure Christophe Lambert. Pour construire leur « plate-forme d'excellence et en faire la meilleure agence d'Europe », le trio de choc compte rapidement lui donner un profil international. « Près d'un tiers des effectifs de Marcel était étranger. Pour FFL, le ratio sera bien plus important », lance Frédéric Raillard, qui n'exclut pas l'arrivée de transfuges de Marcel - « si Publicis les libère » -, et confirme, par ailleurs, vouloir s'appuyer sur l'expertise médias de MPG, filiale d'Havas, présidé par Vincent Bolloré.

Ce dernier, dans un entretien au Figaro paru le 13 octobre, a tenu à calmer les esprits tant du côté de Maurice Lévy (« Il n'y a pas de guerre avec Publicis »), que de celui d'Havas (« Le réseau Euro RSCG n'est en aucun cas concerné par cette affaire. ») Pour Vincent Bolloré, l'opération présente un double avantage : lui permettre de disposer d'une alternative créative à Euro RSCG et avoir sous la main une équipe de managers d'avenir. Au cas où...

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