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McCann, le retour

26/10/2006 - par Alexandre Debouté

Élie Ohayon quitte la direction générale de BETC Euro RSCG pour présider l'agence McCann Paris. Suivi par quatre fines lames de la filiale d'Havas, il affiche sa volonté de réveiller la belle endormie américaine.

Michèle Ferrebeuf n'en revient pas. La présidente de McCann France ne pouvait rêver plus belle équipe qu'une partie de la fine fleur de BETC Euro RSCG pour ­réveiller sa ­filiale publicitaire parisienne. Outre Élie Ohayon, directeur général de BETC, ce sont quatre autres personnalités de l'agence la plus en vue du marché qui rejoignent le navire amiral de McCann : le duo créatif constitué de Rémi Noël et Éric Holden, ainsi que des planneurs stratégiques Jérôme Guilbert et Jean-Philippe Martzen. Le premier prend la présidence de ­McCann Paris, les seconds la direction de la création et les deux derniers la direction générale de l'agence.

Moins d'un an après son arrivée à la tête de la filiale française d'Interpublic, Michèle Ferrebeuf tient là une « dream team » inespérée. Il y a peu, on ne donnait pas cher de l'avenir de McCann, jugée seulement capable d'adapter des campagnes internationales pour des clients mondiaux. « Tout est à faire, confirment Rémi Noël et Éric Holden. McCann, c'est la grosse Américaine que l'on croit disparue mais qui détient plein de budgets très intéressants. » Entre autres, Microsoft, Intel, HP ou GM mais aussi, directement pilotés par Paris, L'Oréal Paris et Nespresso... En tout, une soixantaine de marques mondiales que le duo créatif à l'origine des campagnes « Lames de rasoir » (Tag Heuer), « Hérisson » (Spontex) ou « Toys » (Peugeot) veut ranimer, « parce que la bonne création est la seule solution ». Pour eux, qui ont jusqu'ici oeuvré en cultivant la discrétion - « pour rester maîtres de notre création » -, le moment est venu, avec la maturité, de déléguer et manager des équipes.

Temps de la maturité aussi pour Élie Ohayon, arrivé en 2003 chez BETC où il a activement participé aux gains des budgets Carrefour et Orange, mais qui se retrouve depuis un peu mis à l'écart au sein de l'équipe dirigeante. « C'est l'agence de Rémi ­Babinet et Mercedes Erra, elle leur ressemble, souligne l'intéressé, qui déclare partir sans regrets. Je partage souvent leur vision. Mais à quarante-quatre ans, il est temps de prendre des risques sur mon nom et de vivre une aventure qui est la mienne. » Gage de réussite pour la nouvelle équipe, l'esprit « mercenaire » leur est étranger, assurent-ils. Référence à peine voilée à un autre transfert récent... « Nous avons trois ans pour réussir, précise Élie Ohayon. Une période suffisante pour ­gagner de nouveaux budgets en local, relancer la création et inventer le modèle d'intégration qu'aucun groupe n'est pour l'instant parvenu à mettre en place. » Il pourra compter sur Michèle Ferrebeuf qui, avec ce joli coup, doit à présent construire dans la durée.

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