
01/03/2007 - Nommé président du Club des directeurs artistiques, Bertrand Suchet, coprésident de DDB France, entend en accélérer le dépoussiérage. Parmi ses priorités : redéfinir les missions de l'association, être plus sélectif sur les adhésions et améliorer la visibilité auprès du grand public.
Être président du Club, ce n'est pas une médaille en chocolat, c'est un vrai travail. » Fidèle à sa réputation, Bertrand Suchet, qui vient d'être nommé président du Club des directeurs artistiques, seizième du nom, ne mâche pas ses mots. Succédant dans ce fauteuil à Rémi Babinet, de BETC Euro RCSG, le coprésident de DDB France avait par le passé refusé ce poste, lorsqu'il était à la tête de Louis XIV. « À l'époque, je n'avais pas la disponibilité nécessaire. Aujourd'hui, je travaille moins dans l'urgence, j'ai davantage de temps pour m'occuper du Club et je vais le faire comme je m'occuperais d'un client », assure Bertrand Suchet, membre du Club des DA depuis trente ans.
Son premier chantier : dépoussiérer les statuts de l'association, qui ont quarante ans, et en redéfinir précisément la mission. Un travail que ses prédécesseurs ont commencé et qui doit être accéléré. « Veut-on que le Club soit une association professionnelle des créatifs de la publicité, une sorte de syndicat, ou veut-on lui redonner sa qualité de Club stricto sensu ? », s'interroge Bertrand Suchet, qui penche plutôt pour la seconde option. « Il faut revenir aux fondamentaux de ce qu'est un Club, mettre fin aux adhésions automatiques et revenir à la cooptation, à la démarche volontariste. Aujourd'hui, le Club, c'est un peu l'auberge espagnole, on y entre et on en sort comme dans un moulin, on y reçoit une inscription en même temps que sa carte de parking... La force d'un Club, c'est moins le nombre de ses membres que leur qualité. »
« Prendre en compte le 360° »
Deuxième chantier : la refonte des catégories du palmarès, qui récompense chaque année le meilleur de la création. « Il faut les revoir car certaines, comme la photographie, sont sous-investies par les agences, et d'autres, comme Internet, ne signifient pas grand-chose. À partir de l'édition 2008, nous allons créer une catégorie " campagne complète ", qui prendra en compte les dispositifs à 360°. » Les jurés du palmarès devraient être choisis avec plus de souplesse et leur niveau relevé. « Les créatifs doivent être jugés par de " vrais " créatifs qui ont gagné des prix, ce qui n'est pas une question d'ancienneté. »
Côté B to B, « le Club remplit plutôt bien ses missions », considère Bertrand Suchet, qui souhaiterait que la bonne marche quotidienne de l'institution ne repose plus sur le bénévolat et la bonne volonté d'une poignée de personnes, entre autres au sein de l'AACC, qui héberge le Club. Outre les réunions et les partenariats, celui-ci exploite des vitrines sur Internet, avec un site qui a entièrement fait peau neuve (Stratégies n° 1430) et un blog, repris depuis peu sur Wat TV, la plate-forme de vidéo partagée de TF1.
En revanche, « il faut renforcer la dimension grand public du Club, estime Bertrand Suchet. Pourquoi ne pas organiser un Grand Prix, publier le meilleur des créations de l'année dans un livre édité pour Noël, avec en couverture " la " créa du moment ? Le Club est un formidable outil de promotion pour la création et pour valoriser notre métier. Il faut s'en servir davantage. »
www.leclubdesad.org
18 juillet 1968. Création du Club des directeurs artistiques, association indépendante régie par la loi 1901.
600. Nombre de membres.
175 euros. Montant de la cotisation annuelle.
30. Nombre de volumes du « Book » annuel édité par le Club.
11. Nombre de catégories de prix décernés chaque année en mai par le Club : presse magazine, presse quotidienne, affichage, cinéma, télévision, édition, PLV, Internet, clip vidéo, photographie et illustration.
Réagissez à cet article
Merci de vous identifier afin de pouvoir publier un commentaire :
Identifiez-vous
Dans l'annuaire des agences et prestataires :
Ddb