
06/02/1998 - Organiser des promotions croisées pour des annonceurs qui financent les frais de communication des films de cinéma est l'objectif de Tie-in Promotions.
Le tie-in n'est ni un art martial ni une méthode pour nouer les cravates. C'est un métier, inconnu en France, qui consiste à créer des partenariats promotionnels de longue durée entre des marques et des producteurs de cinéma. Tie-in Promotions est aussi le nom de la société que lance Medi Covo, ex-directrice du développement de DDB, au sein du groupe. Son objectif?«Mettre en contact un producteur et un annonceur prêt à assurer une partie de la communication de lancement du film grâce à une promotion de ses produits»,explique-t-elle. Aux Etats-Unis, des annonceurs comme Budweiser ou Kodak, qui y consacrent des milllions de dollars par an, ont des contrats annuels avec des sociétés de tie-in. Medi Covo veut aller au-delà du classique «product placement» (une marque paie pour montrer ses produits). Elle propose des opérations de promotions croisées, dont les coûts vont de 30000F à 1 ou 2% du budget du film, européen ou américain grâce à un accord avec son homologue Western.
Une alternative aux médias classiques
Chaque marque choisit selon ses besoins et son budget et des annonceurs non concurrents peuvent se partager un film. Email Diamant a dépensé 200000F pourLes Visiteurs1, BMW a investi 240MF sur le dernier James BondDemain ne meurt jamaiset Volkswagen s'apprête à dépenser 5MF autour desVisiteurs 2.Ce dispositif est réservé aux valeurs sûres, comme Spielberg ou Besson.«Le cinéma, dont la fréquentation ne cesse de croître, constitue une alternative aux médias classiques saturés. Les films ont plusieurs vies, de la sortie en salle, puis en vidéo, à la diffusion télévisée»rappelle Hervé Brossard, président de DDB, qui ne cache pas son intérêt pour le secteur.Réagissez à cet article
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