
19/02/1999 - Après l'abandon de leur projet commun de créer un groupe corporate, Jean-Louis Courtois et Jean-Claude Boulet poursuivent séparément leur chemin.
Jean-Louis Courtois n'est pas un adepte de la «world company». Les négociations que le patron du groupe Pema avait entamées en novembre dernier avec Jean-Claude Boulet, le cofondateur de BDDP, en vue de constituer un grand groupe de communication corporate, ont tourné court à la fin janvier.«Au départ enthousiastes, compte tenu de la valeur de Jean-Claude Boulet, nous avons finalement constaté que ses aspirations s'inscrivaient davantage dans une logique financière alors que la nôtre est résolument orientée vers le respect d'un certain mode de vie», résume Jean-Louis Courtois. En somme, le groupe Pema ne se voyait pas devenir un BDDP Corporate bis. Après ce projet avorté, qui a quelque peu secoué son équipe, Jean-Louis Courtois ne pouvait se permettre d'en rester là. D'autant que Jean-Claude Boulet a aussitôt pris l'initiative en assurant qu'il poursuivait seul son projet et annoncerait prochainement des accords allant dans ce sens. Le patron, et unique actionnaire avec sa famille, du groupe Pema a donc décidé de reprendre la main en ouvrant le capital de son entreprise à la «jeune génération».
30MF de marge brute
Une révolution pour cette agence vieille de plus de cinquante ans, toute entière organisée autour de son Pdg. Concrètement, l'opération, qui doit être officialisée en juin prochain, devrait voir le holding Pema SA descendre sa participation de 100% à 51% dans ses deux principales filiales: Pema 2B, spécialisée dans le secteur des hautes technologies et notamment de l'aéronautique, du spatial et de la défense, et Pema Corporate, conseil en communication d'entreprise. Les deux agences représentent une trentaine de millions de francs de marge brute. Les dirigeants de ces deux structures - Joss Verbois pour Pema 2B et Marc Sémof, ancien directeur général d'Opéra Direct, pour Pema Corporate - devraient se répartir avec trois ou quatre de leurs collaborateurs respectifs les 49% restants. «L'objectif est de construire une offre plus large notamment en corporate», assure Jean-Louis Courtois, qui n'exclut pas de s'appuyer pour cela sur les agences dans lesquelles le groupe détient déjà des participations, comme Quintessence (relations presse), Graphite (édition d'entreprise) ou Oriade (ressources humaines).Réagissez à cet article
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