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Le climat se rafraîchit pour les licornes

Start-up

25/01/2016

© AFP

De l'argent coulant à flots a permis la prolifération ces dernières années des «licornes», les start-up non cotées évaluées à plus d'un milliard de dollars, mais des signaux d'alerte commencent à apparaître. La licorne du secteur technologique était au départ ainsi surnommée car, comme l'animal légendaire, elle était censée être rare. Ce n'est plus vraiment le cas car les investisseurs de capital-risque ont multiplié les paris, en particulier aux Etats-Unis ou en Chine, espérant découvrir le prochain Google ou Facebook.   

Derrière des figures de proue comme Uber ou Airbnb, le magazine Forbes a comptabilisé ce mois-ci 173 licornes dans le monde, représentant une valeur cumulée estimée à 585 milliards de dollars. L'année 2015 a été record pour les financements, avec 128 milliards de dollars de liquidités injectées au total dans des start-up non cotées, mais elle s'est terminée sur un coup de frein brutal: les financements ont plongé de 30% au quatrième trimestre, selon une étude publiée cette semaine par la société de recherche spécialisée CB Insights et le cabinet KPMG. Et d'après une autre étude réalisée par 451 Research, plus de la moitié des banquiers d'investissement dans le secteur technologique prédisent un resserrement des financements de capital-risque en 2016, leur prévision la plus pessimiste depuis la récession des années 2008-2009.      

Faiblesse des marchés

Vu ce scénario, les licornes auront probablement davantage de mal à trouver les capitaux frais dont elles sont très gourmandes, prévient David Erikson, ex-banquier de Wall Street aujourd'hui à la Wharton School de l'université de Pennsylvanie. La faiblesse actuelle des marchés d'actions risque de les forcer à retarder leur éventuelle entrée en Bourse, et si elles lèvent les fonds auprès d'investisseurs privés, ce sera à des conditions moins favorables que pour les tours de table précédents: «Les valorisations vont généralement baisser», estime-t-il.   

Certains investisseurs ont déjà anticipé, comme le fonds Fidelity qui avait réduit d'un quart l'an dernier dans ses comptes la valeur de ses actions dans le service de messagerie Snapchat. Charlie O'Donnell, de Brooklyn Bridge Ventures, juge aussi la réduction des valorisations inévitable, car les investisseurs deviennent plus prudents.

«Ce n'est pas qu'ils craignent que le monde explose et que les start-up ne soient plus un bon pari sur le long terme, explique-t-il dans un blog. Ils sont seulement [...] occupés à s'occuper de leurs blessés.» «Comme on craint que la faiblesse [sur le marché] puisse se prolonger, les sociétés de capital-risque se concentreront sur la protection de la valeur de leurs investissements existants, plutôt que de passer trop de temps à investir dans de nouveaux noms», renchérit David Erikson. Il voit certaines similitudes avec la bulle internet des années 1999-2000: les entreprises ont selon lui des modèles d'activité plus développés qu'à l'époque, mais «le problème similaire à 2000 est qu'elles brûlent énormément d'argent» et pourraient se retrouver confrontées à «des décisions plus difficiles» si elles ne peuvent plus trouver de capitaux frais, prévient-il. «Ce n'est pas encore aussi grave, mais si les sources d'argent frais s'assèchent trop, des start-up prometteuses pourraient avoir à se vendre ou se retrouver face à un mur».    


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