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Digital

Présentation tendue pour Apple

06/09/2016 - par Emmanuel Gavard, avec AFP

Apple dévoilera ses nouveautés demain 6 septembre. Mais le contexte est particulièrement difficile pour le groupe. Ventes en baisse, nouveautés peu spectaculaires et imbroglio fiscal: la pomme fait grise mine.

Tim Cook prévoit sûrement un grand show et révise encore ses gammes, mais la grand-messe habituelle des nouveautés Apple, en prévision des ventes de Noël, n’aura pas le même goût. Mercredi, à 10h à San Francisco (17h en France), le PDG devra faire de sacrées cabrioles. En pleine tempête sur ses impôts et alors que les ventes d’Iphone s’essoufflent à travers le monde, Apple mettra en lumière son manque de relais de croissance.

Les invitations envoyées à la presse la semaine dernière n'indiquaient guère plus que le lieu et la date de l'événement. Rien de plus. Cela fait deux trimestres consécutifs que les ventes reculent. Une première depuis la création de l’appareil, en 2007. Vu l'énorme poids du smartphone dans les résultats d'Apple, cela ampute aussi son chiffre d'affaires et ses bénéfices, de respectivement 15% et 27% sur le trimestre clos fin juin.

Le grand rival, Samsung, paraît mieux résister à la saturation du marché. Il a réussi sur le même trimestre à augmenter ses ventes grâce à deux nouveaux modèles phares, les Galaxy S7 et S7 Edge.

Même si la vague d’explosion sur son modèle Galaxy Note 7 est une belle tuile pour Le groupe sud-coréen. Il a dû en suspendre les ventes et rappeler des millions d'exemplaires.

Quoi de neuf, Tim ?

Les nouveautés attendues ne sont pas gigantesques. D'après les habituelles fuites précédant la sortie de celui que les médias ont déjà baptisé «Iphone 7», un changement notable serait l'abandon de la prise "jack" de 3,5 millimètres servant normalement à brancher des écouteurs. Cela obligerait les utilisateurs à se rabattre sur un adaptateur ou sur des modèles d'écouteurs sans fil (Bluetooth). Au prix des casques, cela ne risque pas d’être la joie.

En revanche, parmi les qualités prêtées à l'Iphone 7 figurent une meilleure résistance à l'eau, une batterie et un appareil photo plus performant ainsi qu’un processeur plus puissant... Beaucoup d'observateurs y voient toutefois davantage un «rafraîchissement» des modèles précédents qu'une révolution capable de vraiment relancer les ventes. Et on perçoit des évolutions plus que des innovations.

Normal selon le Crédit Suisse, pour qui l'Iphone 7 devrait présenter «une croissance et une innovation limitée», avant un «super cycle en 2018» où Apple voudra marquer en beauté le 10e anniversaire de son produit vedette.

Côté diversification, rien de concret dans la télévision, l'automobile ou la réalité augmentée et le groupe semble parti pour tout au plus présenter mercredi une nouvelle version de sa montre connectée Apple Watch. Selon le cabinet IDC, le nombre d'unités écoulées s'est effondré de 55% au deuxième trimestre.

Imbroglio fiscal

L’exercice sera d’autant plus tendu pour Tim Cook que la grand-messe arrive quelques jours après l’annonce d’une facture fiscale de 14,5 milliards de dollars, afin de rembourser l’Irlande d’avantage indus. Une décision qualifiée de «foutaise politique» par le patron d’Apple.

Même si la firme est bien décidée de faire appel, elle a largement les moyens de payer en puisant dans la cagnotte de plus de 200 milliards de dollars qu'il conserve à l'étranger, à l'abri du fisc américain.

Tim Cook a toutefois affirmé à la télévision irlandaise RTE avoir provisionné «plusieurs milliards de dollars» pour payer les impôts dus aux Etats-Unis si tout ou partie de l'argent était rapatrié, ce qui pourrait «avoir lieu l'année prochaine».

De son côté, le Parlement irlandais doit encore débattre du sujet lors d'une session exceptionnelle mercredi. La fragile coalition gouvernementale marche en effet sur des oeufs. La décision de Bruxelles menace l'attractivité fiscale du pays pour les entreprises étrangères, créatrices d'emplois, mais d'un autre côté, la somme en jeu équivaut à 5% du PIB et soulagerait le budget après plusieurs années de cure d'austérité.

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