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Corporate

«C’est un devoir pour les patrons de participer au débat public»

29/09/2016 - par Propos recueillis par Cathy Leitus

Une étude exclusive Comfluence/Ipsos sur la perception de la communication corporate par les Français confirme leur défiance à l'égard notamment des dirigeants des grandes entreprises, et, en même temps, leur attente de prise parole sur des sujets d'intérêt général. Explications de Vincent Lamkin, cofondateur de l'agence Comfluence

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans les résultats de cette étude ?

V.L. La défiance envers les élites (politiques, institutions, médias…) qui empire et n'épargne pas les dirigeants des grandes entreprises. Le jugement sévère que portent les Français sur la communication corporate qu’ils trouvent désincarnée, assez peu sincère et «descendante». Et en même temps, deux Français sur trois qui créditent les patrons d'une légitimité à s’exprimer.

 

Les patrons, qui craignent de s’exposer médiatiquement, doivent-ils donc participer au débat public ?  

V.L. Les Français reconnaîssent aux dirigeants d’entreprises une place dans le débat public sur des questions d’intérêt général, qui engagent directement leurs expériences et leurs pratiques. Les patrons ont donc une légitimité pour parler et débattre des sujets sociétaux (emploi, santé, environnement…). Or ils ne le font pas ou peu, laissant leurs entreprises faire de la com corporate sur des espaces peu fréquentés par le grand public et dans des formats jugés trop promotionnels. Les patrons ont le devoir de nourrir le débat qui est aussi une opportunité de réinvestir un rôle sociétal. Mais à la condition d’être plus transparents, sincères et authentiques. C’est-à-dire assumer les actions positives et savoir dire aussi quand ils ont été moins bons.

 

Pourquoi un devoir ?

V.L. Les acteurs socio-économiques –les entreprises comme les associations de consommateurs– ont la responsabilité de faire valoir leur expérience, dire leurs convictions, exprimer leurs idées et solutions dans le débat démocratique, pour que la parole ne soit pas confisquée par les seuls politiques et les populistes. Mais attention, il ne s’agit pas de singer la parole des politiques, mais savoir trouver un style propre qui s’en différencie.Le dirigeant d’entreprise doit réussir à conjuguer un discours d’intérêt général et d’entreprise performante.

Vous incitez les patrons à intervenir pendant la campagne présidentielle ?

V.L. La campagne présidentielle est une fenêtre d’opportunité pour la communication corporate. Sur des thématiques qui relèvent du débat public, les Français sont prêts à écouter les entreprises. Mais les dirigeants ne doivent pas commenter ou prendre parti vis-à-vis du politique: s’exprimer pendant la campagne n’est pas s’exprimer sur la campagne

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