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High tech

Trump fera-t-il plier la tech américaine ?

14/12/2016 - par Emmanuel Gavard avec AFP

A la veille d’une rencontre importante entre le futur président des Etats-Unis, Donald Trump, et les dirigeants de la tech américaine, IBM a annoncé embaucher 25 000 personnes sur le territoire américain.

Le géant informatique américain IBM s'est engagé mardi 13 décembre à recruter 25 000 personnes dans les quatre prochaines années aux Etats-Unis. Cette annonce a eu lieu à la veille d'une rencontre très attendue entre le président élu Donald Trump et les dirigeants des entreprises technologiques, dont Jeff Bezos d'Amazon, Tim Cook d'Apple, Larry Page et Eric Schmidt d'Alphabet (Google), Sheryl Sandberg de Facebook, Safra Catz d'Oracle ou encore Elon Musk de Tesla et SpaceX. Donald Trump devrait les pousser à créer des emplois aux Etats-Unis, comme il les en avait déjà exhortés pendant sa campagne. Il avait indiqué la semaine dernière qu'il aimerait voir notamment Apple, dont les célèbres smartphones sont fabriqués en Chine, ouvrir une grande usine aux Etats-Unis.

Mais le républicain avance en terrain hostile: le secteur technologique américain a soutenu en grande majorité la candidate démocrate Hillary Clinton pendant la campagne, à l'exception de Peter Thiel, cofondateur de Paypal et investisseur de la première heure dans Facebook, qui fait aujourd'hui partie de l'équipe de transition de Donald Trump.

IBM bon élève ? 

L'impact de la présidence Trump sur le secteur reste pourtant incertain. Une baisse de l'impôt sur les sociétés, en particulier quand elles rapatrient de l'argent aux Etats-Unis, serait positif pour les géants du secteur, Apple en tête, qui ont énormément de liquidités stockées à l'étranger.

Le secteur, qui a beaucoup profité de la mondialisation et emploie un grand nombre d'ingénieurs étrangers, pourrait en revanche souffrir en cas de mesures protectionnistes ou de restrictions sur les visas. La sécurité publique et le cryptage des données pourraient aussi constituer une source de conflit potentiel, pour des entreprises mondiales.

IBM a-t-elle anticipé ces mesures et voulu jouer la carte de la bonne élève ? Sur les 25 000 emplois promis, environ 6000 sont attendues dès 2017, a affirmé le PDG Ginni Rometty dans une tribune publiée par le quotidien USA Today.

Simple recentrage 

Outre ces promesses, IBM, qui a entrepris un lent recentrage de ses activités ces dernières années, va investir un milliard de dollars dans la formation de ses employés. «Nous embauchons parce que la nature de notre activité évolue», explique Ginni Rometty, faisant remarquer que la plupart des industries sont en train d'être transformées par le numérique, entre données scientifiques et informatique dématérialisée. «De nouveaux emplois sont créés et exigent de nouvelles compétences, ce qui en retour demande une nouvelle façon d'enseigner, de former et de recruter», plaide-t-elle. Mais rien ne l’obligeait à le faire aux Etats-Unis.

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