
06/11/2008 - La course autour du monde et en solitaire sera un terrain d’expression pour les marques sur le thème de l’environnement.
L'environnement a le vent en poupe en matière de communication. Le Vendée Globe, dont la 6e édition s'élancera dimanche 9 novembre des Sables-d'Olonne, en sera une belle illustration. Considéré comme "l'Everest de la course à la voile", ce tour du monde en solitaire et sans assistance est l'événement le plus important de la discipline. Selon TNS Sports, le départ génère un bruit médiatique équivalent à celui du Tour de France. Une formidable caisse de résonance pour les entreprises.
Veolia Environnement ne s'y est pas trompé. Le Vendée Globe est le point culminant de son partenariat signé en 2004 avec Roland Jourdain. Le skipper est l'un des favoris. "La victoire est notre objectif, lance Xavier Carrette, responsable du pôle images de Veolia Environnement. Notre problème est d'expliquer nos métiers, et la voile est un levier de communication important pour nous."
La société, anciennement Générale des eaux, est une marque jeune, et ses différents métiers sont souvent liés à la mer: dessalement, nettoyage des ports et des plages, démantèlement de plates-formes pétrolières, etc. "Nous ne sommes pas dans la voile par hasard, poursuit le dirigeant de Veolia Environnement. Il n'y a pas eu débat. Nous sommes légitimes dans cette discipline. Des études nous confortent dans ce sens."
Pour éviter les aléas sportifs, l'entreprise, dont l'investissement dans le sponsoring s'élève à 6 millions d'euros sur trois ans incluant la construction et l'achat du monocoque de Roland Jourdain, ne centre pas sa communication sur la seule course. Un site détaillant son engagement (www.canyousea.com) est largement mis en avant.
Terrain d'expérimentation
"Toute l'exploitation de notre action passe par là, explique encore Xavier Carette. Ce site n'est pas exclusivement consacré à la course. On y retrouve surtout de nombreux contenus éditoriaux autour de thèmes liés à la mer. Il permet aussi de fédérer nos 320000 collaborateurs répartis dans 67 pays." Le site affiche déjà 300000 visiteurs uniques, alors que le départ du Vendée Globe n'a pas encore été donné.
Dans un autre registre, Raphaël Dinelli met aussi le cap sur l'environnement. Avec un bateau vieux de douze ans, le skipper a des ambitions sportives modestes. Son Vendée Globe sera avant tout un terrain d'expérimentation pour sa fondation, Océan Vital, soutenue par des collectivités vendéennes.
"L'objectif est de faire connaître notre action, explique Virginie Dinelli, épouse et porte-parole du navigateur. Le Vendée Globe nous permettra de tester et de valider les matériels développés." Le bateau sera équipé d'une éolienne et de cellules photovoltaïques expérimentales grâce aux vents du Cap Horn, le soleil des tropiques ou le froid des mers de l'Antarctique.
Le but pour Raphaël Dinelli est d'arriver à réduire à néant l'apport d'énergie fossile. Mais le skipper n'a pas encore totalement bouclé son budget. Sa démarche citoyenne réclame encore 200000 euros de quelques mécènes.
Les principaux sponsors des skippers sont DCNS (chantiers navals et systèmes de défense), Aviva (assurances), Groupe Bel (fromagerie), Ecover (lessive), Safran (télécommunications), Brit Air (transport aérien), BT (télécommunications), Hugo Boss (mode), Foncia (immobilier), Generali (assurances), Paprec (recyclage de papier), Virbac (produits vétérinaire), PRB (produits du bâtiment), Veolia environnement (distributeur d'eau, propreté, transports), Roxy (mode), Akéna (vérandas).
La sixième édition du Vendée Globe est la deuxième réalisée par le nouveau comité d'organisation, une société d'économie mixte présidée par Philippe de Villiers, président du conseil général de Vendée. L'édition 2008 est dotée d'un budget de 7,3 millions d'euros. La Vendée y contribue pour 2,8 millions et le principal partenaire de l'épreuve, Sodebo, verse 2,65 millions. Les autres recettes proviennent de la ville des Sables-d'Olonne (1 million), d'où sera donné le départ de la course, et de la Chambre de commerce et d'industrie de Vendée, pour 250 000 euros. Les fournisseurs et la vente de produits dérivés apportent 600 000 euros.
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