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Surveillance

Amesys accusé d'aider al-Sissi à surveiller l'Egypte

06/07/2017 - par Thomas Pontiroli avec AFP

La société française Amesys, après avoir fourni le régime de Mouammar Kadhafi en matériel d’écoute, aurait changé de nom pour, cette fois, aider le pouvoir égyptien.

La société Amesys, déjà au cœur d'une enquête en France pour avoir fourni du matériel de surveillance à la Libye, est visée par de nouvelles accusations concernant la vente d'un système similaire à l'Egypte en pleine vague répressive, a annoncé mercredi 5 juillet la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), qui demande à la justice d'enquêter.

L'affaire libyenne visant Amesys était née des révélations en 2011 de journalistes du Wall Street Journal qui avaient découvert des manuels portant le logo d'Amesys et des retranscriptions de conversations privées sur internet dans le bâtiment où le régime de Mouammar Kadhafi surveillait les communications. Après une plainte de la FIDH et de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), une enquête pour «complicité de crimes de tortures relevant du crime contre l'humanité» avait été confiée en 2012 à des juges d'instruction spécialisés. 

Au cœur du dossier: la vente et le déploiement par Amesys, alors filiale du groupe français informatique Bull, de son système de surveillance Eagle au régime du dirigeant lybien en 2007, accusé par les plaignants d'avoir permis la traque d'opposants. A ce jour, aucune mise en examen n'a été prononcée par les magistrats du pôle crimes contre l'humanité et crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris. Le 30 mai, ils ont placé Amesys sous le statut de témoin assisté, selon la FIDH.

La FIDH et la LDH veulent étendre l’enquête

Mercredi, une enquête de Télérama publiée sur son site affirme que «la société Amesys a changé de nom et d'actionnaire pour vendre ses services au nouveau pouvoir égyptien» du général Abdel Fatah Al-Sissi qui a succédé au président islamiste Mohamed Morsi, destitué en 2013. Derrière le contrat signé en mars 2014, la vente d'«un système d'écoute à 10 millions d'euros pour lutter -officiellement- contre les Frères musulmans», avec «la bénédiction implicite» des autorités françaises qui ont «refusé» de se prononcer sur la demande de licence d'export, affirme Télérama.

Dénonçant «un pied de nez à la justice française», la FIDH et la LDH demandent que l'enquête en cours visant Amesys soit «étendue aux éléments nouveaux révélés par la vente de matériel à l'Egypte», a déclaré Patrick Baudoin, avocat et président d'honneur de la FIDH, lors d'une conférence de presse à Paris.

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