
15/01/2009
Fini l'opportunisme, le cynisme, l'absence de civisme, la provocation et les jeux de mots faciles. Désormais, les créatifs vont devoir redoubler d'attention en planchant sur les signatures publicitaires liées à l'environnement. Les associations, mais aussi l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) veillent au grain. Avec, pour cet organisme professionnel, un système de contrôle renforcé et la volonté de ne pas commettre d'impair sur l'épineux dossier du "greenwashing".
Areva, interpellé cette semaine par l'ARPP, va-t-il abandonner sa signature «Énergie au sens propre» (Euro RSCG C&O)? Pour l'instant, le groupe explique suspendre sa campagne par souci d'apaisement, sans pour autant y renoncer. Mais a-t-il le choix? D'ores et déjà, plusieurs annonceurs ont dû modifier leurs signatures après intervention de l'ARPP.
Préserver l'autorégulation
«Un plaisir toujours plus responsable» remplace ainsi «Le plaisir est une énergie renouvelable» chez BMW. Gaz de France a troqué «Une énergie durable entre nous» contre «Une énergie nouvelle entre nous». Et Total a délaissé «Pour vous, notre énergie est inépuisable» pour «Notre énergie est votre énergie».
L'ARPP risque quoi qu'il en soit de se montrer persuasive. Au-delà des débats sur la planète et sur le caractère propre du nucléaire, il en va en effet de l'avenir de l'autorégulation publicitaire. Que l'ARPP montre qu'elle n'a aucun pouvoir, et le couperet législatif pourrait être à nouveau brandi par la société civile.
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