
19/02/2009 - Egérie des fashionistas, Mademoiselle Agnès prête son concours depuis 2008 à Weill, accompagnant avec brio un sérieux dépoussiérage de la marque plus que centenaire…
Il y a égérie et égérie… Celle qui se contente de prêter son visage et celle qui, comme Mademoiselle Agnès, prend fait et cause pour la marque. En signant début 2008 un partenariat avec la miss mode de Canal+, les patrons de Weill n'imaginaient pas, de leur propre aveu, qu'elle jouerait le jeu à ce point.
C'est Valérie Solvit, responsable des campagnes de publicité de Weill chez Solvit Communication, qui a eu l'idée de contacter Mademoiselle Agnès. «Nous avions envie d'associer la marque à une égérie, sans tomber dans les mannequins ou les actrices, trop attendues, explique Jean-Pierre Weill, qui codirige la marque avec son frère Bernard. Mademoiselle Agnès a une grande crédibilité dans la mode, une très forte personnalité, très rock'n roll chic.»
Après avoir, de son propre aveu au magazine Elle, «franchement hésité», Mademoiselle Agnès a succombé aux charmes de cette marque plus que centenaire. En plus de prêter son visage à la campagne, elle a endossé à l'automne un manteau en série limitée, devenu la coqueluche des fashionistas. Ce printemps sortira un sac de la gamme Viviane siglé «Mademoiselle Agnès pour Weill».
Rénover sans bouleverser
Pour Jean-Pierre Weill, c'est clair : «Mademoiselle Agnès contribue très largement à redonner un nouveau souffle et un coup de jeune à Weill.» Même si le patron de l'entreprise au capital 100% familial parle de rafraîchir plus que de «rajeunir» : «On ne cherche pas à séduire la femme de vingt ans, même si certaines portent le manteau Mademoiselle Agnès», explique-t-il, précisant que «la cliente type a aux alentours de cinquante ans». L'objectif ? «Faire avancer le curseur sans tout bouleverser, rester sur notre territoire de la qualité, le savoir faire, le haut de gamme qui reste accessible.»
Le toilettage concerne aussi les collections, auxquelles le nouveau directeur artistique Edouard Achour a redonné du dynamisme : pièces en série limitée, cachemires, sacs vernis à gros nœuds… sans oublier la création, il y a un an, d'une gamme plus jeune, Atika. Mais la rénovation touche également les boutiques, dont le design se veut plus luxueux, comme en témoigne l'ouverture du navire amiral rue Cambon, imaginé par l'architecte Patrick De Maupeou. Troisième axe, et non des moindres : l'international. Outre son réseau en France (40 boutiques) Weill entend se développer à l'étranger, qui représente désormais 25% du chiffre d'affaires (contre 10% il y a cinq ans). Depuis dix-huit mois, Weill s'est installé à Moscou, Lisbonne, Canton, Hong Kong, Koweit City et a ouvert un corner à New York, chez Bloomingdale. Une prochaine carrière internationale pour Miss Agnès ?
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