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Accueil > Actualités > Marques > La manne espérée des jeux en ligne

La manne espérée des jeux en ligne

communication

12/03/2009 - L'ouverture annoncée du marché des sites de jeux en ligne, paris sportifs, hippiques et de poker, sera t-elle une bouffée d'air frais pour le marché publicitaire ?

Feu vert pour les jeux en ligne. Le marché des paris et des pokers sur Internet sera ouvert le 1er janvier 2010, a promis le ministre du Budget, Éric Woerth. Avec un volume d'activité supérieur à 2 milliards d'euros constaté par le ministère sur les sites francophones, les paris en ligne sont un gros gâteau bien tentant. «Ce sera l'un des grands morceaux publicitaires», prévient un observateur du marché.

L'événement ne manque pas de rappeler ce qui a été observé en 2006 lors de l'ouverture du secteur des renseignements téléphoniques. «Oui, ce pourrait être équivalent en termes de publicité car, à l'époque, les parts de marché se sont gagnées au départ», commente Bruno Tallent, vice-président de TBWA France.

Mais tout n'est pas comparable. Depuis, la crise financière est passée par là. «Il n'est pas certain que les sites de paris en ligne soient le levier économique attendu par le marché publicitaire, modère Vincent Léorat, directeur général de DDB Paris. Cela dépendra de la maturité des opérateurs. Ils peuvent être tentés d'utiliser tout de suite les médias de masse pour toucher le grand public. Ils peuvent aussi être attentistes et prudents.»

Le foot français attend beaucoup

«Les marques devront construire sur la durée, et il y aura besoin d'explications car, contrairement aux pays anglo-saxons, les paris ne font pas partie de notre culture», ajoute Bruno Tallent.

S'ils sont interdits de communication, pour l'instant, les sites de jeux en ligne ne sont pas pour autant inactifs. Ils poursuivent leur lobbying auprès de l'administration française. Ils prennent aussi des positions. Ainsi, Betclic, détenu par le producteur audiovisuel Stéphane Courbit, aurait signé un préaccord de partenariat avec l'Olympique de Marseille. D'une manière générale, le foot français attend beaucoup de l'arrivée des opérateurs de paris. Les 20 millions d'euros versés par Bwin au Real Madrid font rêver.

Autres acteurs très impatients : les organisateurs. La future loi, discutée au Parlement d'ici à l'été, leur octroiera un droit de propriété. Le groupe Amaury, propriétaire du Tour de France, a déjà conclu un accord avec Bwin. Ce qui fait grincer des dents le PMU... partenaire officiel de la Grande Boucle. Les médias seront aussi bouleversés par l'arrivée légale des jeux en ligne. Les quotidiens sportifs, par exemple, ouvriront largement leurs colonnes aux cotes.


Bruno Fraioli
Information traitée dans Stratégies Magazine n°1536

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Mots-clés :
Paris en ligne, jeux, poker

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