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Accueil > Actualités > Marques > La Vache qui rit dans toutes les langues

La Vache qui rit dans toutes les langues

International

Etudes de marché, enquêtes sur les attentes des consommateurs en termes de texture et de praticité… tout est passé en revue au siège ou sur place, certaines filiales ayant leurs propres services marketing. En Ukraine, La Vache qui rit est ainsi une barquette de fromage à tartiner. En Algérie, on la trouve sous forme de plaquettes de 100 grammes à cuisiner. Quant aux Tchèques, ils l'apprécient en versions aromatisées paprika, herbes ou jambon. Au Maroc, elle se décline à la «crème de fromage rouge», avec un goût d'Edam, ses habitants étant férus de ce fromage hollandais.

Un développement dicté parfois par le hasard

Enfin, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, c'est la gamme allégée ou riche en Oméga 3 qui est la plus prisée. «Ces pays ont une approche de la nutrition plus technique, plus axée sur la santé, quand la France et l'Europe privilégient le plaisir, la texture et le goût», commente Eric Cothenet.

Son développement est parfois le fruit du hasard. Ainsi, aux Etats-Unis, pays du grand concurrent Kraft, ses ventes ont fait un bond incroyable en 2003 parce qu'un livre à succès, The South Beach diet, préconisait, pour garder la ligne, d'avaler en fin d'après-midi une portion de Vache qui rit allégée. Ce qui a poussé Bel à investir sur place dans de nouvelles lignes de production.

Passé la mode de ce régime minceur, le groupe et son agence Saatchi & Saatchi, chargée du budget mondial, ont décidé de mettre les bouchées doubles en communication en 2007 outre-Atlantique pour maintenir un même niveau de ventes. Notamment en télévision, qui reste le média privilégié de cette marque grand public, qui gagne encore et toujours du terrain. Même la chance est de son côté. Elle a vraiment de quoi sourire.


Delphine Masson
Information traitée dans Stratégies Magazine n°1538

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Mots-clés :
la Vache qui rit, Eric Cothenet, Fromageries Bel, La Vache qui rit

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