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Uniqlo, les couleurs du Japon à Paris

point de vente

01/10/2009 - Précédée d’un buzz réussi, l’ouverture du flagship parisien du fabricant-détaillant japonais témoigne de l’ambition de la marque aux mille couleurs.

Chez Uniqlo, même le PDG est pop. Avec sa cravate à pois blancs et ses lunettes noires en plastique, ce petit homme vif et fluet ressemble à un personnage de manga. De passage à Paris, Tadashi Yanai affiche un large sourire devant les journalistes français et nippons présents rue Scribe.

C'est dans le quartier de l'Opéra, en face des Galeries Lafayette, que la marque japonaise de prêt-à-porter a choisi d'ouvrir ce jeudi 1er octobre son flagship parisien. Lors de la visite en avant-première de cette mégaboutique de 2150 m² sur trois niveaux, Tadashi Yanai affiche une ambition élevée pour son groupe Fast Retailing, propriétaire d'Uniqlo, de Comptoir des cotonniers et de Princesse Tam Tam.

«Notre objectif est de devenir leader mondial de la distribution de vêtements d'ici à 2020, glisse-t-il. Pour cela, notre marque doit progresser à l'étranger.» Actuellement, Fast Retailing est en sixième position du classement mondial des fabricants-détaillants, dominé par Gap, Zara et H&M notamment. Des concurrents dont les boutiques du quartier de l'Opéra sont toutes proches.

Ce flagship n'est pas la première incursion d'Uniqlo dans l'Hexagone. En 2007, un petit magasin avait ouvert dans le centre commercial des Quatre-Temps, à La Défense. «C'était une sorte d'étude de marché, souligne Jérémie Rozan, fondateur de l'agence de création artistique Surface to air, chargée du lancement du flagship. Ensuite, deux boutiques éphémères (dans le Marais et chez Colette) ont marqué l'arrivée progressive d'Uniqlo dans le centre de Paris.»

Obsession de l'ordre

Après New York et Londres, cette boutique parisienne est le troisième magasin de prestige d'Uniqlo dans le monde. Aménagé dans un bâtiment à la façade classée et contemporain de son illustre voisin, le palais Garnier, le magasin possède une large verrière centrale qui inonde de lumière le parquet en bois clair du rez-de-chaussée. Celui-ci accueille des collections mixtes et des offres promotionnelles, comme celle sur les pulls en cachemire (l'un des classiques de la marque) à l'occasion de l'ouverture. On y trouvera également la collection +J conçue par la créatrice de mode Jil Sander. Dans une profusion de couleurs, les vêtements sont alignés et ordonnés avec une précision méticuleuse.

Partout, des écrans. Le magasin en compte 53, dont des LED rouges qui relaient «From Tokyo to Paris», déclinaison française de l'un des slogans de la marque. «Nous amenons un concept japonais (codes visuels et rapport qualité-prix) que nous transposons dans un cadre parisien», souligne Charlotte Bouvier, directrice du marketing et de la communication d'Uniqlo France.

Du rez-de-chaussée, on entrevoit à la fois le premier étage, réservé aux collections hommes et aux "UT", les fameux tee-shirts d'Uniqlo vendus dans des capsules, et le sous-sol, destiné aux collections féminines. «Il existe une connexion visuelle entre les étages, reliés par des escaliers centraux, explique l'architecte Masamichi Katayama, concepteur des flagships new-yorkais et londoniens. Tout est organisé par couleur et par style, car grande consommation ne rime pas avec désordre.»

Au premier étage sont accrochés les portraits géants des sept égéries françaises d'Uniqlo, issues des univers de la mode (Nadège Winter), de la musique (DJ Mehdi, Sébastien Tellier) et du cinéma (Hafsia Herzi, Emmanuelle Seigner, Léa Seydoux et Matthieu Kassovitz).

«Comme à New York et à Londres, nous menons une campagne avec des célébrités locales», précise Markus Kiersztan, fondateur de l'agence MP Creative, qui conseille Uniqlo dans le monde. Leurs portraits seront publiés en presse et en affichage en même temps qu'une campagne sur les produits.


Marc di Rosa
Information traitée dans Stratégies Magazine n°1559

Un plan médias qui fait mouche

D'Elle à Grazia sans oublier 20 Minutes, Jalouse et Vogue, Uniqlo est de toutes les pages de la presse française depuis plusieurs semaines. «La marque était peu connue en France, explique Charlotte Bouvier, directrice du marketing et de la communication d'Uniqlo France. Nous nous sommes d'abord adressé à ceux qui connaissaient la marque et nous avons ensuite élargi la cible.» Sous la houlette du bureau de presse spécialisé dans la mode Pressing, le plan médias a suivi une montée en puissance progressive. Clin d'œil aux coutumes françaises, des sacs à pain siglés Uniqlo ont été distribués dans des boulangeries de Paris.

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