
15/10/2009 - Groupe Reflect et Trendy Buzz lancent le Baromètre de l’attention marketing, un outil qui doit permettre aux marques d’ajuster leur stratégie de communication en conséquence.
Andy Warhol a un jour confié au New York Times : «Ne fais pas attention à ce que l'on écrit sur toi, contente-toi de le mesurer.» Groupe Reflect, agence de marketing interactif et relationnel, et Trendy Buzz, spécialisée dans la gestion d'influence et de l'e-reputation, semblent avoir retenu la leçon.
Elles viennent de créer un Baromètre de l'attention marketing, premier du genre, à partir des conversations des internautes francophones, positives comme négatives. Résultat : un classement mensuel des 50 marques internationales dont on parle le plus sur le Toile.
Sans surprise, les cinq premières places du classement sont occupées par des marques high-tech. Twitter se hisse en première position, devant Google, Apple, Facebook et Microsoft. «Ces marques et, surtout, ces réseaux sociaux bénéficient du phénomène de bouche-à-oreille, lui-même amplifié par les communautés», explique Manuel Diaz, PDG de Groupe Reflect.
On notera que les investissements publicitaires de ces réseaux sont très faibles, voire inexistants pour Facebook et Twitter. Autrement dit, l'investissement publicitaire ne génère pas forcément de l'attention. Une observation qui pourrait modifier la façon dont les marques communiquent. «Pour s'adapter à ce nouveau contexte, les marques devront adopter un modèle de marketing de l'attention et non plus de l'interruption dans lequel le consommateur peut se permettre de zapper le message de communication», analyse Manuel Diaz.
Une stratégie que semblent avoir assimilée les entreprises américaines et anglaises, contrairement aux marques françaises qui ne représentent que 36% de ce baromètre pourtant francophone. «Les marques françaises sont très peu nombreuses à avoir franchi le pas du “digital”. Elles ne sont pas prêtes culturellement parlant», constate Manuel Diaz.
La communication numérique ne représente en effet que 10% des investissements français, contre près du double aux Etats-Unis. Outre-Manche, les budgets publicitaires consacrés à Internet viennent même de détrôner ceux attribués à la télévision.
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Sur ce baromètre, certaines marques françaises paraissent toutefois se démarquer. C'est le cas de Renault, qui occupe le 6e rang. L'affaire qui a touché l'écurie de Formule 1 de la marque au losange a sans doute dopé la quantité des conversations échangées sur Internet.
«Ce baromètre permet justement de rectifier le tir si les discussions sont négatives», explique Olivier Dressayre, responsable du département innovations clients à La Poste, classée 9e. «Contrairement au buzz, phénomène subi et non sollicité par les marques, l'ambition de l'attention marketing, c'est d'orchestrer cette dernière afin que le message ne lui échappe pas», indique Emmanuel Diaz.
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