
03/12/2009 - Alors que sort en France le deuxième opus des aventures d'Arthur, la société de Luc Besson affiche des ventes en forte hausse à l’international. Au-delà de son savoir-faire cinématographique, ce sont ses recettes marketing qu’Europacorp entend plus que jamais exporter.
Le vent de l'international souffle sur le 137 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris. Installée dans cet immeuble cossu à deux pas de l'Élysée, Europacorp, la société de production et de distribution fondée par le cinéaste Luc Besson en 2000, prend des airs de tour de Babel. Ce lundi 23 novembre, l'œil rivé sur son téléphone Black Berry, Jean-Julien Baronnet, directeur général, se réjouit d'un mail lui relatant le succès, la veille, de l'avant-première berlinoise d'Arthur et la vengeance de Maltazard, sorti en France mercredi 2 décembre.
Les prémices d'une nouvelle «success-story» internationale ? Le précédent épisode, Arthur et les Minimoys, avait en effet rassemblé 6,4 millions de spectateurs en France ,mais fait également 10,3 millions d'entrées dans le monde. Fort de ce premier succès, Luc Besson a d'ores et déjà annoncé la sortie d'un troisième épisode en octobre 2010.
Ces films d'animation sont désormais tournés directement en anglais, puis déclinés ensuite en version française, allemande, etc. Avec, pour le casting anglais, les voix de stars internationales comme Madonna ou David Bowie, excellents ambassadeurs du film. «Aujourd'hui, un tiers de nos films sont tournés en anglais. Notre objectif est d'arriver à 50% dans les trois ans qui viennent», souligne Jean-Julien Baronnet dans un sourire optimiste.
Et pour cause : la société réalise 34% de son chiffre d'affaires global grâce aux ventes générées à l'international. En un an, celles-ci ont été multipliées par trois, passant de 4,7 millions d'euros en 2008 à 16,3 millions en 2009. Un second souffle bienvenu au moment où le groupe enregistre, par ailleurs, un léger repli de son chiffre d'affaires global (–3,7%, à 47,1 millions d'euros) sur le premier semestre de son exercice 2009-2010. Europacorp explique cet accès de faiblesse, entre autres, par «un chiffre d'affaires télévision France significativement moins élevé compte tenu du faible nombre d'ouvertures des fenêtres de diffusion». Toutefois, des sorties comme Arthur et la vengeance de Maltazard devraient sauver les six prochains mois de son exercice, promet-on chez Europacorp, notamment grâce à leur exploitation internationale.
S'assurer une couverture médias lors des sorties
Le rayonnement de la marque Europacorp en dehors des frontières françaises s'explique en particulier par le succès du film Taken, qui a remporté 140 millions de dollars aux États-Unis, un record absolu pour une production française. Pas question pour autant de donner l'impression de copier les Américains ! «Un film comme Taken mélange de l'action et du sentiment. C'est notre touche personnelle et notre différence», insiste Jean-Julien Baronnet.
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EuropaCorp, Luc Besson, Steve Rubin, Jean-Julien Baronnet
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