
Un minimum de moyens
D'où la nécessité, pour les candidats, de respecter quelques règles de base. A commencer par l'anticipation et la veille. « Travailler sur Internet, c'est d'abord mener une stratégie de “ containment ”, avec une capacité d'observer au plus près ce qui ce dit sur la Toile et de préparer des argumentaires en amont pour riposter rapidement. Quand l'info est reprise par les médias, c'est trop tard », explique Benoît Thieulin.
Sans compter que ce travail de veille est aussi un formidable outil de compréhension des dynamiques d'opinion. En somme, un moyen de disposer de groupes quali à moindre frais. Une aubaine pour les candidats aux régionales ayant peu de moyens. « En France, du fait des contraintes légales, la communication, notamment sur Internet, se résume encore à de l'amateurisme. N'oublions pas que le budget moyen autorisé d'une campagne en Ile-de-France est d'environ un million d'euros », avance Arnaud Dassier.
Or, sur le Net comme dans la vraie vie, une communication efficace nécessite un minimum de moyens. La dernière tendance du moment n'y échappe pas : la « data visualization » (mise en scène « intelligente » de chiffres et de données), illustrée dernièrement par le graphique éloquent conçu par le ministère du Travail américain sur l'évolution des pertes d'emplois aux Etats-Unis sous les administrations Bush et Obama.
Une telle technique, ouverte aux internautes, peut s'avérer d'une redoutable efficacité en terme de viralité. Mais vu son coût, autant dire que pour les régionales, le procédé n'est pas prêt de faire des émules.
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Mots-clés :
élections régionales, communication politique, internet
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