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Web social

Comment gérer les réseaux sociaux en Afrique francophone ?

05/11/2018 - par emmanuel Gavard

Communiquer et veiller sur les réseaux sociaux en Afrique francophone ne se fait pas comme en France. Du fait des infrastructures, les usages ne sont pas du tout les mêmes.

1) Attention, c’est cher le mégaoctet

En Afrique francophone, on sait ce qu’est un octet ! Les forfaits mobiles sont différents. Il n’existe pas de tout illimité. « Les utilisateurs payent chaque octet qu’ils dépensent. Donc les données sont assez chères », explique Manon Fouriscot, consultante pour Afrique Connectée, qui a mené une réflexion collective sur le sujet. Au Bénin, une loi a même failli passer pour taxer le moindre mégaoctet utilisé. Mais face à la mobilisation des citoyens, elle a été retirée. « De plus, internet est souvent instable car les infrastructures sont encore en train de se développer », continue-t-elle. Mieux vaut donc préférer les formats légers, et peu gourmands en bande-passante. « On conseille de privilégier les vidéos courtes, et directement embeddées sur les réseaux sociaux, plutôt que sur le web. Car elles sont déjà compressées », insiste-t-elle. D’ailleurs, certains forfaits sont moins chers si les données proviennent de réseaux sociaux, qu’ailleurs sur le web. C’est dans ce sens qu’il existe Instagram Lite, version édulcorée du réseau social.

 

2) De l’importance du hashtag

Avant de se lancer – et c’est la base – mieux vaut bien prendre connaissance des codes dans chaque pays. Certains réseaux sont plus présents que d’autres. Mais il faut aussi bien faire attention aux hashtags. « Twitter n’offre pas la possibilité d’avoir des trending topics de pays, comme en France. Donc, les twittos de chaque pays utilisent des hashtags dédiés, pour marquer le tweet qui concernent le pays. Par exemple, au Sénégal, on utilise souvent le mot #kebetu qui signifie “gazouiller” pour indiquer que le tweet concerne le pays », détaille Manon Fouriscot. Ainsi au début, il faut bien prospecter pour se lancer, et observer le réseau et les hashtags les plus utilisés pour toucher les bonnes personnes.

 

3) Suivre les groupes Facebook

Très souvent, les groupes Facebook sont définis par pays. Comme un réseau social dans le réseau social. Chose qui n’existe pas en France. « Et le bad buzz peut prendre très vite ! » prévient la consultante. Comme Renault, en Côte d’Ivoire, avec une publication sponsorisée qui disait qu’une femme africaine devenait belle quand elle montait dans une Renault. « Un post qui a fait un véritable tollé car les internautes y ont lu qu’une femme africaine devenait belle quand elle montait dans une voiture française », raconte Manon Fouriscot. Et y ont donc vu du racisme et un certain relent colonialiste.

 

4) Filouter sur WhatsApp

L’application de Messagerie du groupe Facebook est très présente, dans tous les pays. Elle supplante beaucoup les réseaux sociaux, et est le quatrième réseau préféré des influenceurs. Notamment grâce à l’échange de note vocal, pour les populations analphabètes, qui est encore une question majeure sur le continent. « Les personnes se regroupent en communauté de 249 personnes, le maximum autorisé par WhatsApp, et discutent en privé entre elle. Mais c’est donc très difficile pour les marques de faire de la veille. Il faudrait infiltrer tous ces groupes… » 

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