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Le CSA invité à plus de dialogue

03/03/2000

Sous le flot des critiques et la pression du gouvernement, le CSA s'est vu contraint d'entamer le dialogue sur son projet de la publicité télévisée aux sites de distribution, cinéma, presse et édition.

Les films publicitaires des sites e-leclerc.com et autres topachat.com (distributeur informatique) devront encore rester dans les tiroirs. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) n'est certes pas revenu sur sa décision d'autoriser la publicité aux sites de distribution, de cinéma, de presse et d'édition pour une période expérimentale de 18mois. Mais après la levée de boucliers engendrée par cette annonce, le CSA s'est vu contraint d'assouplir sa position. Il a en effet accepté d'élargir la concertation à l'ensemble des partenaires«afin de préserver les équilibres économiques». Le Conseil tient«à éviter toute vente directe de produits et de services proscrite par le décret du 27mars 1992, ainsi que toute publicité indirecte ou déguisée pour les secteurs qui demeurent interdits à la publicité télévisée».

Mécontentement général

Cet appel à la négociation n'a rien de surprenant après le raz-de-marée de protestations déclenché par cette décision. En tête des mécontents, la presse régionale et les radios, qui voient déjà fondre leurs recettes publicitaires générées notamment par la grande distribution.«Une décision pareille, prise à la sauvette, peut parfaitement déstabiliser un paysage audiovisuel déjà mouvant», confirme Bruno Hocquart de Turtot, directeur général du Syndicat de la presse quotidienne régionale. De son côté, la Chambre syndicale des producteurs et exportateurs de films français a exigé la«suspension»de cette décision. Les professionnels, eux, craignent qu'une telle«mesure fasse la part trop belle au cinéma américain». Le coup final a été porté en début de semaine par Catherine Trautmann, ministre de la Culture et de la Communication, qui a demandé au CSA«de réfléchir à nouveau (...) et de bien mesurer les conséquences de sa décision». Le ministère, qui ne se déclare pas défavorable à l'autorisation de publicité pour les sites de presse, reste néanmoins opposé à une telle mesure pour le cinéma et l'édition. Pour autant, le Conseil ne compte pas faire marche arrière sur son interprétation du décret du 27mars 1992 interdisant la publicité télévisée à certains secteurs.«C'est un signe fort, qui contraint les pouvoirs publics à évoluer,s'enflamme Michel-Édouard Leclerc, le patron des Centres Leclerc.Nous saisirons cette opportunité pour annoncer en télévision le plus rapidement possible, en respectant l'ensemble des critères qui nous serons imposés.»Plus modéré, Alain Weill, directeur général de NRJ, considère que«ces consultations sont plutôt rassurantes et clarifieront peut-être la période d'expérimentation de 18mois.»Il ne restera aux irréductibles opposants qu'à saisir le Conseil d'État sur la base de l'excès de pouvoir, ou à se mobiliser pour que le gouvernement prenne un nouveau décret.«Comme nous restons en désaccord sur le principe de cette décision, nous n'excluons aucune initiative», prévient Bruno Hocquart de Turtot.

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