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Le risque d'un changement de comportement est réel

10/03/2000

Catherine Chabas,coordinatrice des actions de communication sida au Comité français d'éducation pour la santé, fait le point sur la dernière campagne, et annonce les priorités de la prochaine, prévue cet été.

Quel bilan faites-vous de la campagne télévisée de l'été dernier? Catherine Chabas. Le message a bénéficié d'une excellente compréhension. A noter que c'était la première apparition directe d'un homosexuel à la TV sur le sujet. En fait, le principe du témoignage fonctionne toujours bien, surtout vis-à-vis des populations les plus défavorisées, celles justement que nous visons en priorité. L'expérience nous a montré que lorsque le sida est incarné, l'efficacité est plus grande. On touche davantage par la justesse du propos que par un message choc et violent. Pourquoi Australie ne fait-elle pas partie des cinq agences (Ogilvy, DDB, Euro RSCG Corporate, Alice et Callegari Berville) consultées pour la prochaine campagne prévue cet été? C.C. Australie a décidé de tourner la page, après six ans de collaboration que nous considérons comme exemplaire. Ils ont voulu changer de problématique, en participant à la consultation que nous menons pour la lutte contre le tabagisme. C'est leur choix. Quel sera l'objectif de la nouvelle campagne? C.C. Cette année sera résolument axée sur une remobilisation des Français face au danger du sida. Les récentes études KABP (Knowledge, Attitudes, Beliefs and Practices) indiquent une banalisation de la maladie. Cela se traduit, de la part du public, par des déclarations plus distanciées. C'est le signe avant-coureur et inquiétant d'un changement de comportement. Comment expliquez-vous ce changement? C.C. Le sida étant plus médicalisé, un effet de mise à distance s'opère. Globalement, les médias sont moins alarmants, insistant beaucoup sur les traitements. Par ailleurs, les jeunes ont tendance à considérer que le sida est une maladie de «vieux». Tout cela se traduit par une stagnation de la consommation de préservatifs et un relâchement général, une sorte de réaction de ras-le-bol, notamment dans la population homosexuelle. Pourtant, le nombre de femmes contaminées et de MST ne cesse d'augmenter. Entretien: A.D.

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