
14/04/2000 - Ogilvy & Mather ajoute un nouvel épisode à la saga Perrier, avec un film situé sous l'Egypte des Pharaons, destiné à rajeunir sa cible.
Perrier continue de nous faire voyager dans le temps. Sa précédente campagne, sortie en décembre dernier, nous rappelait que les hommes préhistoriques avaient inventé les tags. Dans son nouveau film, sur les écrans depuis le 11avril, la marque d'eau gazeuse révèle qu'au temps des Pharaons, on savait déjà faire la fête. Exploitant une veine délirante, qui a produit des films d'anthologie - «La lionne», «Les planètes», «McEnroe», «La Madelon» -, l'annonceur et son agence Ogilvy&Mather mettent en scène des momies polissonnes, enlacées dans un slow langoureux, tandis qu'Osiris et ses amis chaloupent sur l'air d'Alexandrie Alexandra,de Claude François. Ce film signe le grand retour de Jean-Jacques Annaud à ses anciennes amours publicitaires. Le réalisateur a attaché un intérêt tout particulier à l'authenticité des costumes et des décors. Les effets spéciaux, qui ont «bluffé» le directeur de création d'Ogilvy, Bernard Bureau, sont signés Nowfutur.«Cette campagne correspond à une stratégie de recrutement des 20-30ans,explique Valérie Persico, la directrice de la marque Perrier à l'international.Le thème de la boîte de nuit et la musique traduisent le côté festif et convivial de la marque.»Un positionnement encore renforcé par la nouvelle signature «Pur Perrier».«En situant sa communication dans le passé, la marque montre qu'elle n'est pas un produit des hommes mais de la terre»,poursuit Valérie Persico. Les deux films, «Les momies» et «Les tagueurs», seront diffusés en télévision et au cinéma jusqu'en juillet. L'affichage et la presse prendront le relais avec une nouvelle série de visuels. La campagne de l'année dernière a eu un fort impact, puisqu'elle a contribué à l'augmentation de 6% en volume des ventes de Perrier.
On ne présente plus Bernard Bureau, 53ans et directeur de création de l'agence Ogilvy&Mather depuis vingt-quatre ans. Sur la dernière campagne Perrier, il forme un team créatif à lui tout seul.«J'ai fait tous les films Perrier depuis dix ans, sauf "La lionne". Dommage, c'était le meilleur»,ironise-t-il. Fausse modestie, mais vraie satisfaction d'un vieux routier de la publicité, qui a accumulé les prix avec cet annonceur.
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