
18/07/2000 - Après la controverse autour du film «Le chasseur», Visual et son agence Enjoy Scher Lafarge reviennent avec une minisaga ancrée dans le quotidien. Sans perdre leur impertinence.
Un homme, filmé en caméra subjective, fredonne en faisant la cuisine. Il fait fondre une noix de beurre dans une poêle, puis... commence à faire frire une éponge! Un message déroulant s'affiche alors sur l'écran: «Ce film ayant pu heurter la sensibilité des amis des éponges, Visual tient à leur présenter ses excuses». Et l'opticien de rappeler les conséquences malheureuses que peut engendrer une mauvaise vue. Le pied de nez à la polémique créée par le spot d'Enjoy Scher Lafarge, «Le chasseur», qui avait déclenché les foudres des associations liées à la chasse, est transparent. «Grâce aux retombées presse de l'affaire, nous avons doublé notre valorisation d'achat d'espace,précise Lionel Cévaër, directeur du marketing et de la communication de Visual.Le gimmick dans le spot "L'éponge" montre que "Le chasseur" n'était pas une attaque, simplement une publicité inscrite dans le concept de confusion visuelle que nous exploitons depuis des années.» De fait, deux autres opus ont été tournés: «Les toilettes», dans lequel un homme vise soigneusement à côté de la cuvette, et «Le bilboquet», où un autre se casse le nez en manipulant le jouet. Les trois spots seront, autant que possible, diffusés dans le même écran publicitaire, du 20 au 25juillet sur TF1, M6 et Canal+. «La publicité est l'une des locomotives du développement de la marque,souligne Christophe Lafarge, Pdg d'Enjoy Scher Lafarge.Au lieu de communiquer en une seule fois, il est préférable de s'inscrire dans le quotidien des consommateurs. Surtout pendant la période estivale, favorable au bouche à oreille.»D'autant qu'à partir de cet été, Visual se prépare à rénover ses points de vente. Transformées en «magasins de la vue», les quarante nouvelles enseignes auront en commun de faire plus de 150m2 et d'être situés dans les 100premières villes de France. D'ici à cinq ans, le chiffre d'affaires visé est de 850MF, contre 520 aujourd'hui.
Sur cette campagne, Christophe Caubel forme un team créatif à lui tout seul. À 36 ans, ce publicitaire, qui se définit comme«un enfant de Gilbert Scher»,a travaillé sur le budget Citroën au sein d'Euro RSCG Scher Lafarge, sur Eurosport, ainsi que sur les irrésistibles films Grumly, qu'il a réalisés lui-même. Chargé depuis toujours du budget Visual, il prépare un livre pour l'opticien, publié aux Éditions du Seuil, qui sera distribué dans les futurs «magasins de la vue» que l'enseigne va mettre en place.
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